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Le soya fleurit!

La floraison du soya est arrivée! En écartant le feuillage du haut dans certains des champs semés dans la première moitié de mai, on découvre de petites fleurs.

Sur la Rive-Nord et dans le secteur de Vaudreuil-Soulanges, Valentin Baciu, agronome chez Ceresco, estime que de 10 à 15 % des champs de soya sont arrivés à la floraison. Sur ce territoire, le temps à ce jour a été parfait pour le soya : plusieurs nuits chaudes, aucune pluie froide et amplement d’ensoleillement.

« Nous avons eu de grosses pluies, mais sans les dégâts qu’on voit sur la Rive-Sud, rapporte Valentin Baciu. J’ai des champs qui avaient eu beaucoup trop d’eau en juin l’an dernier qui sont extraordinaires cette année! »

Dans ce champ d'Henryville, le soya est en fleurs. Malgré les taches brunes (Sceptoria glycines) sur les feuilles du bas, les plants se portent à merveille.  PHOTO : Marie-Eve Rheault, DuPont Pioneer

Dans ce champ d’Henryville, le soya est en fleurs. Malgré les taches brunes (Sceptoria glycines) sur les feuilles du bas, les plants se portent à merveille. PHOTO : Marie-Eve Rheault, DuPont Pioneer

En Montérégie, les semis de soya se sont étirés sur une période d’une longueur jamais vue, du début mai au début juillet. D’après l’agronome de Pioneer Marie-Eve Rheault, des producteurs cherchaient encore à semer du soya en date du 3 juillet!

Dans un champ d’Henryville, en Montérégie-Ouest, elle a découvert du soya en fleurs. Il a été semé dans les premiers dix jours de mai. La vue de ce champ était particulièrement réjouissante, tellement les producteurs de ce secteur ont eu de la difficulté à semer cette année.

« C’est une zone sinistrée! Des producteurs semaient du soya encore en fin de semaine. J’ai même vu un producteur qui a décidé d’abandonner un champ de 50 acres, en disant que le coût de la semence n’en valait pas la peine », a confié l’agronome de Pioneer.

Semis tardifs

Habituellement, quand du soya est semé à ce temps-ci de l’été, c’est au lendemain d’une première coupe de foin, ou après une récolte de pois, souligne Marie-Eve Rheault. Il est quand même possible d’aller chercher un certain rendement, mais les plants auront fait très peu de nœuds avant d’arriver aux stades reproductifs, explique-t-elle.

D’après Valentin Baciu, il est possible de maintenir les rendements quand on sème plus tard que la date idéale, en augmentant de 5 à 10 % la dose de semis pour chaque semaine de retard. « L’an passé, j’ai vu du soya semé du 19 au 24 juin, à Vaudreuil, dit-il. Le taux de semis avait été beaucoup augmenté. Le rendement du producteur a été plus élevé que sa moyenne des cinq dernières années. »

Bonne nouvelle : le soya semé à partir du 15 juin n’a à peu près aucune chance de souffrir de sclérotinia. « La sclérotinia a besoin de 24 heures en sol humide et d’un accès aux fleurs, explique Valentin Baciu. En été, le terrain sèche trop vite en surface et le champignon ne se développe pas. Aussi, les fleurs sont plus hautes quand sème plus tard. »

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