Les chiffres sur les semis causent la surprise

Le rapport du département américain d’Agriculture (USDA) sur les prévisions d’ensemencement pour 2018 était fortement attendu, surtout que les estimations initiales laissait entendre que les semis de soya pourraient dépasser les 90 millions d’acres, dépassant pour la 1re fois les semis de maïs depuis le début des années 80.

La surprise est venue du côté des superficies totales puisque le sondage mené par le USDA annonce plutôt une réduction des terres semée autant en maïs qu’en soya. L’autre nouvelle inattendue concerne le blé avec des semis plus importants pour la céréale.

Le gouvernement américain prévoit donc 89 millions d’acres (88,98) en soya pour 2018 contre des prévisions de 90 millions et 90,1 millions en 2017. Les superficies pour le maïs reculent à 88 millions. Les estimations du USDA étaient de 90 millions alors qu’elles les terres cultivées en maïs se situaient à 90,2 l’an dernier.

Pour l’ensemble du blé, les terres totalisent 47,3 millions d’acres, une hausse de 3% par rapport à 2017 qui figurait parmi la plus petite superficie semée en une centaine d’année. La saison 2018 se placerait tout de même au second rang de ce palmarès. Le blé d’hiver a été estimé à 32,7 millions d’acres alors que le blé de printemps devraient se situer à 12,5 millions, pour un bond de 15% par rapport à l’an dernier.

Un autre volet du rapport du USDA concernait les inventaires pour le dernier trimestre terminé le 1er mars. Les stocks de maïs ont totalisé 8,89 milliards de boisseaux, une hausse de 8,62 milliards de boisseaux en comparaison avec 2017. L’augmentation est en ligne avec les prévisions des analyste de 8,7 milliards.

Les stocks de soya se sont situés à 2,11 milliards de boisseaux, un bond de 21% par rapport à 2017. Ce chiffre est supérieur aux estimations de 2,03 milliards.

Les stocks de blé ont pour leur part reculé à 1,49 milliards de boisseaux, contre 1,66 l’an dernier. Les prévisions du marché étaient de 1,5 milliards.

Ces résultats ont inquiété le marché qui s’interroge sur la demande des céréales américaines, surtout en raison du contexte économique. La Chine pourrait en effet sévir contre le soya américain devant la hausse de tarifs douaniers de la part de Washington pour les biens chinois.

 

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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