Les Libéraux demandent des propositions concrètes pour l’industrie porcine

Québec (Québec), 30 avril 2002 – Monsieur Robert Benoît, député d’Orford et porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’environnement a présenté la position de l’aile parlementaire libérale concernant le développement de l’industrie porcine et ses impacts sur l’environnement. Selon l’Opposition officielle, il y a déjà trop longtemps que le gouvernement du Parti québécois ferme les yeux sur le problème. Il est maintenant temps d’agir et de poser des actions concrètes afin de s’attaquer à cette situation quimenace l’environnement et la santé publique tout en assurant le développement durable des activités de production agricole.

Pour monsieur Benoît, une des actions à poser est de confier
immédiatement au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) un
mandat générique pour qu’il mène une enquête et des consultations publiques à
l’échelle provinciale, dans un délai de 18 mois, sur la gestion de l’ensemble
des fumiers et l’utilisation des fertilisants ainsi que les problèmes
environnementaux en découlant, afin de formuler des recommandations au
gouvernement. « Il faut réfléchir sérieusement sur nos façons de faire. Il nous
faut faire le point afin de mieux préserver nos ressources pour les
générations futures. »

Pour sa part, madame Nathalie Normandeau, députée de Bonaventure et
présidente du Comité des régions pour l’aile parlementaire libérale, souligne
l’importance de laisser les gouvernements locaux et régionaux le pouvoir de

choisir si le développement de l’industrie porcine est souhaitable sur leur
territoire. C’est pourquoi l’opposition libérale demande que soit offerte aux
MRC, aux communautés métropolitaines et à la Commission conjointe
d’aménagement de l’Outaouais la possibilité de demander un moratoire sur le
développement de l’industrie porcine sur leur territoire jusqu’à ce que soit
complété le mandat extraordinaire du BAPE et que le gouvernement ait fait
adopter la réglementation pertinente. « Les décideurs locaux et régionaux sont
les mieux placés pour décider du développement des activités agricoles sur
leur territoire, c’est pourquoi nous souhaitons leur accorder une plus grande
autonomie. Pour nous, les décideurs locaux et régionaux sont de véritables
partenaires. »

De plus, Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi, et David Whissell,
député d’Argenteuil, tous deux porte-parole en agriculture affirment qu’une

telle vision environnementale doit être accompagnée d’importantes mesures pour
soutenir les entreprises de production agricole afin que celles-ci puissent
faire l’acquisition des équipements nécessaires à la pratique d’une
agriculture soucieuse de l’environnement. A cet effet, l’opposition demande au
gouvernement de mettre en place un programme d’appui financier substantiel qui
couvrira 90 % des coûts reliés à l’achat d’équipement et la construction
d’infrastructures individuelles ou collectives nécessaires à la préservation
des ressources et à la lutte contre la pollution agricole. Les sommes rendues
disponibles pourront également servir à la réalisation de projets visant la
substitution d’engrais chimiques par des engrais naturels. Les porte-parole
ajoutent que cette mesure sera accompagnée d’une politique stricte
d’écoconditionnalité limitant l’aide financière gouvernementale aux
entreprises respectant les normes environnementales établies. « Il est
essentiel de fournir les outils nécessaires au monde agricole afin d’atteindre
nos objectifs environnementaux sans toutefois nuire à la productivité de cette
importante industrie. »

Enfin, monsieur Benoît rappelle que toutes les proposition de
l’opposition libérale en regard d’un virage agroenvironnemental ont pour
objectif de permettre le développement durable de la production agricole de
manière harmonieuse avec l’environnement et les gens du milieux.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti libéral du Québec

http://www.plq.org/

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