Les ministres de l’Agriculture doivent élaborer des politiques favorables aux agriculteurs, indique la FCEI

Regina (Saskatchewan), 26 juin 2007 – Selon le tout dernier rapport publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Préparer un terrain fertile – Programme sur la prochaine politique agricole et agroalimentaire, les agriculteurs canadiens souhaitent que les gouvernements mettent en place des politiques agricoles qui soient pertinentes et utiles, surtout en ce qui concerne les producteurs primaires.

En prévision de la rencontre des ministres de l’Agriculture qui aura lieucette semaine, la FCEI encourage les ministres responsables de ce portefeuilleau niveau fédéral et provincial à retenir les points de vue des agriculteursqui ont été mis en avant dans le rapport précité. Ce dernier propose desrecommandations spécifiques relativement à quatre thèmes principaux qui n’ontpas été considérés comme il fallait dans le cadre de politiques précédentes.

Ce rapport, qui s’appuie sur de nombreux sondages que la FCEI a réalisésauprès de ses membres agriculteurs de part et d’autre du Canada, soumetcertaines recommandations au gouvernement fédéral ainsi qu’à ses homologuesdes provinces et des territoires alors qu’ils s’appliquent à réformer le Cadrestratégique pour l’agriculture (CSA) actuellement en vigueur. « D’après nosdonnées de sondage, les agriculteurs trouvent que l’actuel CSA n’est pas trèsefficace pour leurs exploitations, signale Corinne Pohlmann, vice-présidentedes affaires nationales à la FCEI. Les exploitants agricoles ont besoin depolitiques axées sur les affaires qui tiennent compte des nombreux défisauxquels leurs entreprises sont confrontées et mènent à une stabilité à longterme de l’industrie. »

Les recommandations de la FCEI sont les suivantes :

Alléger le fardeau de règlements imposé aux entreprises agroalimentaires
« Diminuer la charge réglementaire et administrative qui pèse sur lesexploitants agricoles à tous les paliers de gouvernement est une des mesuresles plus rentables pour accroître leurs bénéfices, fait remarquer MmePohlmann. Une réglementation excessive présente un véritable problème auniveau de la productivité du secteur agroalimentaire. » En fait, 69 pour centdes propriétaires d’exploitations agricoles, membres de la FCEI, estiment queles lourdeurs réglementaires compromettent fortement leur productivité. LaFCEI se réjouit du fait que le gouvernement ait posé un jalon important parrapport à cet enjeu dans le cadre du dernier budget fédéral en s’engageant àréduire le fardeau administratif de 20 pour cent d’ici 2008.

A la question leur demandant comment ils géreraient les économiesdécoulant d’une diminution du coût de la conformité aux règlements, 58 pourcent des agriculteurs déclarent qu’ils investiraient dans de l’outillage et enprofiteraient pour agrandir leur exploitation, 55 pour cent rembourseraientleur dette, 36 pour cent les verseraient à leurs bénéfices, et plus d’un tiersaugmenteraient les salaires et les avantages de leurs employés. « Des économiesde cet ordre encourageraient davantage l’entrepreunariat, la croissance et laproductivité », ajoute Mme Pohlmann.

Réduire le fardeau fiscal global qui pèse sur les entreprises agroalimentaires
« Une des mesures primordiales que le gouvernement pourrait prendre dansl’objectif de favoriser la productivité et la compétitivité du secteuragricole du Canada consiste en une diminution de la charge d’impôts. Lespolitiques fiscales ont une incidence sur la façon dont les entrepreneurs,notamment les agriculteurs, peuvent prendre de l’expansion », explique MmePohlmann. Le rapport de la FCEI formule des recommandations cherchant àréduire les taxes sur les carburants, l’impôt sur le revenu des particuliers,l’impôt foncier, l’impôt des sociétés, ainsi que les charges sociales.

Reconnaître l’importance de la relève au sein du secteur agroalimentaire
Il ressort d’un sondage mené récemment par la FCEI que près de 30 pourcent des propriétaires d’exploitations agricoles comptent prendre leurretraite dans les cinq prochaines années, ce ratio grimpant à 59 pour cent surun horizon temporel de dix ans. « La réussite du transfert de la générationactuelle de chefs d’entreprises agricoles à la prochaine représente un desenjeux les plus décisifs auxquels fait face le secteur agricole du Canada. Onpeut dire que c’est un colosse à l’état de veille pour le moment. Or unetransition correctement effectuée peut assurer de formidables occasions pourles propriétaires actuels et futurs, leurs employés et l’industrie agricoledans son ensemble », précise Mme Pohlmann.

La recommandation clé que la FCEI a mise en évidence pour soulignerl’importance de la relève au sein du secteur agroalimentaire était lanécessité de porter l’exonération cumulative des gains en capital (ECGC) de500 000 $ à un million de dollars en l’augmentant de 100 000 $ par annéependant cinq ans. « L’exonération cumulative des gains en capital a joué unrôle déterminant pour favoriser l’investissement et la prise de risque.D’autre part, elle représente l’un des principaux outils de retraite dont lesagriculteurs disposent. La FCEI se réjouit du fait que le budget fédéral de2007 ait annoncé un relèvement du plafond de l’ECGC à 750 000 $ car il s’agitd’une mesure positive qui aidera les agriculteurs à planifier la relève. »

Mettre sur pied un programme efficace de protection du revenu agricole
Les membres agriculteurs de la FCEI réclament également un programme deprotection du revenu à long terme qui soit plus adapté. Selon Mme Pohlmann,les exploitants agricoles ne pensent en aucun cas qu’un tel programme doivefournir les ressources nécessaires leur permettant de financer pleinement leurexploitation. Les agriculteurs considèrent les programmes de protection durevenu comme étant des outils de gestion du risque indispensables lorsque despolitiques sont établies en vue d’améliorer la productivité du secteur, commepar exemple une réduction des règlements et du fardeau fiscal global auxquelssont soumis les intervenants du secteur.

La FCEI a conseillé au gouvernement d’adopter des principes directeursprécis quand il élaborera de futurs programmes de soutien agricole, y comprisune consultation approfondie de l’industrie, une charge de règlements et descoûts d’administration connexes minimums, ainsi qu’une transparence et de lasouplesse.

« La nouvelle génération de politiques agricoles doit prendre en compte lacontribution majeure des agriculteurs au niveau de l’économie du secteur etproposer des mesures visant à favoriser leur réussite, conclut Mme Pohlmann.Les gouvernements doivent mettre en oeuvre des solutions à long terme quiprofitent aux exploitants agricoles afin de constituer une base solide pourl’industrie. » La FCEI exhorte les gouvernements à être attentifs auxsuggestions contenues dans le rapport de la FCEI de façon à faire en sorte quel’industrie agroalimentaire du Canada puisse croître et prospérer au cours desprochaines décennies.

Le rapport intégral de la FCEI est disponible à www.fcei.ca/agri_fr/apf.asp.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne des épiciers indépendants (FCEI)
http://www.cfig.ca/

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