Les producteurs de lait, de volaille et d’oeufs sont profondément insatisfaits du texte de l’OMC

Ottawa (Ontario), 8 février 2008 – Les producteurs canadiens de lait, de volaille et d’oeufs sont profondément insatisfaits du texte révisé sur les modalités en matière d’agriculture publié par Crawford Falconer, président des négociations commerciales sur l’agriculture à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

M. Falconer continue de ne pas tenir compte explicitement de la positionénoncée par le gouvernement du Canada, qui défend les agriculteurs canadiens,y compris ceux qui ont des produits en gestion de l’offre.

Certaines propositions dans le texte sont encore entièrementinacceptables pour le Canada car elles anéantiraient les moyens de subsistancedes producteurs de lait, de volaille et d’oeufs au Canada. Le texte sur lesproduits sensibles, par exemple, ne tient pas compte des réserves expriméespar le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Gerry Ritz, àl’ambassadeur Falconer dans une lettre en date du 31 août 2007 et réitéréespubliquement au début de janvier 2008.

La plus grande partie des revenus de la production agricole etagroalimentaire totale du Canada – environ 71 % – provient du marchéintérieur. Il est inadmissible de miser sur des occasions d’exportationincertaines avec un texte qui aura des répercussions économiques négativesmesurables sur les agriculteurs canadiens.

« Une solution unique dans ces négociations ne permettra pas à l’OMC d’enarriver à un accord, déclare le président des Producteurs de poulet du Canada,David Fuller. Nous avions espéré que les besoins particuliers des paysseraient pris en compte de manière réfléchie. Nous acceptons difficilement quele président Falconer ait agi ainsi pour certains pays, mais non pour leCanada. Le nouveau texte ne comprend pas d’améliorations pour les producteursde lait, de volaille et d’oeufs du Canada. Il n’y a pas eu de progrès à cetégard depuis le premier document présenté. »

En fait, la situation pourrait être pire que ce qu’elle était dans lapremière version. Le texte sur les produits sensibles, par exemple, traite cesproduits plus durement que jamais. Dans la sélection et le traitement desproduits sensibles dont il est question dans le projet révisé de modalités, onne tient pas compte assez encore du lait, de la volaille et des oeufs. Legouvernement doit chercher à faire en sorte que tous les produits en gestionde l’offre soient inclus dans la catégorie des produits sensibles, sans qu’ily ait un coût supplémentaire.

Le gouvernement doit aussi négocier pour faire en sorte qu’il n’y ait pasde réduction des tarifs hors-contingents pour les produits sensibles et pasd’accroissement de l’accès aux marchés, comme il était mentionné dans lalettre du ministre Ritz à M. Falconer. Nous offrons un accès déjà suffisant ànos marchés. Et, avec la force du dollar canadien, l’efficacité des tarifshors-contingents actuels est déjà atténuée.

« Dans son énoncé de position, le gouvernement du Canada reconnaît qu’ilne peut accepter des gains incertains en contrepartie de pertes assurées,déclare le président des Producteurs laitiers du Canada, Jacques Laforge. Lesproducteurs de lait, de volaille et d’oeufs du Canada exhortent legouvernement du Canada à maintenir sa position ferme et à rejeter tout textede l’OMC qui n’est pas avantageux pour tous les agriculteurs canadiens ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC)
http://www.poulet.ca

Les Producteurs laitiers du Canada
http://www.producteurslaitiers.org

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