Les producteurs laitiers s’inquiètent des retombées de l’ESB

Ottawa (Ontario), 7 août 2003 – Les producteurs laitiers s’inquiètent de plus en plus des effets des retombées de l’ESB sur l’industrie laitière. Pendantles premières semaines de l’interdiction d’exportation, les producteurslaitiers sont demeurés optimistes quant à la réouverture de la frontière auterme de l’enquête scientifique menée par le gouvernement fédéral. Cetoptimisme n’est plus.

« Les producteurs laitiers ignorent comment et quand ils pourront vendreleurs vaches de réforme, déclare Jean Grégoire, président des Producteurslaitiers du Canada. « Il y a trop peu d’abattoirs au Canada, et ces derniersn’acceptent pas d’autres d’animaux, surtout s’ils ont plus de 30 mois, commeles vaches de réforme. Environ 70 % des vaches de réforme étaient exportéesaux Etats-Unis et au Mexique avant la découverte du cas d’ESB au Canada. »

Selon les chiffres de l’Association canadienne de l’industrie du bétailet de la génétique, les ventes à l’exportation de génisses de relève auraientpu atteindre 100 000 unités en 2003. Au 20 mai, 37 000 têtes ayant une valeurestimée de 69 millions de dollars avaient été vendues. Environ 65% desgénisses de relève sont traditionnellement exportées aux Etats-Unis.

Les ventes de veaux laitiers, de génisses de relève et de vaches deréforme représentent une valeur d’environ 1,5 million de dollars par jour. Nonseulement les producteurs laitiers perdent-ils des revenus de la vente de cesanimaux mais ils sont également exposés aux dépenses additionnelles reliées àla garde ces animaux et à la gestion du lait additionnel qui est produit àmesure que ces animaux vêlent.

Tout indique que la frontière sera rouverte par étape, selon le risqueperçu des divers produits. Les animaux de moins de 30 mois destinés àl’abattage seront sans doute les premiers à franchir la frontière. Cependant,une ouverture limitée de la frontière n’aidera pas l’industrie laitière, carles exportations de génisses de reproduction et de vaches de réformedemeureront interdites.

« Nous reconnaissons que le gouvernement fédéral a fait un excellenttravail dans la gestion de cette crise au cours des derniers mois, commente M.Grégoire. « Par conséquent, les consommateurs restent confiants dans lasalubrité des produits du boeuf. Mais les frontières restent fermées et cela ade plus en plus de conséquences sur les opérations des producteurs de lait. Leprogramme d’indemnisation en place se termine dans moins d’un mois. Lesmarchés pour les vaches laitières canadiennes et leur viande resteront ferméssûrement plus longtemps. Il faut prévoir des mesures d’urgence maintenant. »

Depuis le début de la crise, les associations de producteurs s’activentet tiennent des pourparlers à l’échelle nationale pour chercher des solutionsde rechange. Nous poursuivons le dialogue avec le ministre de l’Agriculture,son ministère et l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Nousreconnaissons aussi les conséquences de cette crise sur les opérations desautres producteurs agricoles, des fournisseurs comme les entreprises demachinerie agricole, de transport, des compagnies de génétique canadienne, desencans, des vétérinaires et d’autres secteurs reliés.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Producteurs laitiers du Canada (PLC)
http://www.bureaulaitier.org/

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