Les producteurs Québécois de tomates en serre dénoncent le dumping pratiqué par les autres provinces

Montréal (Québec), 31 octobre 2001 – Le Syndicat des producteurs en serre du Québec (SPSQ), qui représente les entreprises productrices de tomates en serre, dénoncent le dumping pratiqué par les producteurs de tomates des autres provinces canadiennes, en particulier l’Ontario et la Colombie-Britannique.

Le 5 octobre dernier, le gouvernement américain adoptait une mesure protectionniste et imposait une surtaxe de 24 % en moyenne sur les tomates en serre importées du Canada. Par conséquent, plusieurs producteurs de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont choisi d’inonder le marché québécois des tomates initialement destinées au marché américain.

Une industrie locale est victime de dumping lorsque des exportateurs étrangers viennent y vendre leurs produits à des prix moindres que ceux prévalant dans leur propre marché ou même à des prix inférieurs aux prix de revient.

Les producteurs québécois ont déjà commencé à sentir les effets de l’action des producteurs des autres provinces : ils font actuellement face à des pressions devant une baisse de prix allant jusqu’à 40 %. « Cette situation est tout à fait inacceptable, estime la vice-présidente du SPSQ, Marie Gosselin. Nous sommes doublement touchés par les mesures protectionnistes adoptées par les Américains. Le marché des Etats-Unis est devenu en pratique inaccessible et, de plus, nous nous faisons envahir sur notre propre marché par une concurrence déloyale qui, à elle seule, menace toute une industrie locale. »

Les producteurs québécois de tomates en serre s’affairent actuellement à sensibiliser les chaînes d’alimentation à la pression qu’ils subissent et les invitent à collaborer avec eux afin de réduire cette pression. « Certaines bannières ont déjà indiqué qu’elles soutiendraient les producteurs québécois du mieux qu’elles le pouvaient, notamment par des promotions en magasins. En outre, le Syndicat bénéficie de l’appui de l’Association québécoise de la distribution de fruits et de légumes ainsi que de celui de certains grossistes importants », souligne Mme Gosselin.

Le SPSQ espère également obtenir l’attention du gouvernement provincial dans ce dossier et l’amener à travailler de concert avec les producteurs afin de trouver des pistes de solution.

L’industrie de la tomate de serre emploie plus de 1 800 personnes au Québec et génère des revenus annuels de plus de 26 millions $.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Syndicat des producteurs en serre du Québec (SPSQ)

http://www.fihoq.qc.ca/html/spsq.html

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