Levée du moratoire : Les producteurs de porcs ont été floués par le gouvernement

Longueuil (Québec), 15 décembre 2004 – Alors que le gouvernement du Québec s’était engagé à lever le moratoire sur la production porcine, la Fédération des producteurs de porcs du Québec est extrêmement déçue de constater que le gouvernement ait plutôt décidé d’abandonner cette production au lieu de favoriser son développement durable. La Fédération dénonce vigoureusementcette attitude à l’endroit de la production agricole qui représente un fleuronde l’économie québécoise avec ses 3,1 milliards de dollars de retombéeséconomiques.

A la lecture des modifications apportées au Règlement sur lesexploitations agricoles, publiées aujourd’hui dans la Gazette officielle duQuébec, ainsi qu’au contenu du projet de loi 54, sanctionné en novembredernier, les producteurs se demandent bien comment ils pourront développerleur entreprise au cours des prochains mois et dans l’avenir.

« Le contenu du nouveau Règlement sur les exploitations agricoles estabusif à l’égard des producteurs de porcs et nous constatons avec amertume quele gouvernement nous a floués. Il y a maintenant 567 municipalités qui nepourront pas accueillir de nouveaux projets porcins, ce qui est nettementdémesuré. Plutôt que de céder aux pressions des groupes qui s’opposent àl’implantation de nouvelles porcheries, pour dresser la liste desmunicipalités jugées problématiques, le gouvernement aurait dû s’appuyer surdes bases scientifiques et agronomiques » a déclaré le président de laFédération des producteurs de porcs du Québec, Claude Corbeil.

« La FPPQ a toujours reconnu qu’il y avait certaines zones plusproblématiques et nos producteurs ont multiplié les efforts depuis plusieursannées afin de protéger l’environnement et favoriser la cohabitation.L’attitude et le comportement du gouvernement ont pour effet d’ignorer cesefforts et de renforcer les préjugés à l’endroit de notre production. Alorsque le 15 décembre devait être une date charnière pour la reprise dudéveloppement durable de notre production, nous réalisons, au contraire, quel’avenir de notre secteur d’activités est plus compromis que jamais » a déclaréM. Corbeil.

En terminant, la Fédération se dit particulièrement inquiète de la teneurdes nouvelles orientations gouvernementales en matière d’aménagement, quidevraient être adoptées et dévoilées sous peu. « Nous craignons que cesorientations ne s’ajoutent aux nombreuses contraintes déjà existantes quimenacent le développement durable de notre production » a conclu M. Corbeil.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

Commentaires