L’industrie de l’éthanol se réjouit du financement prévu dans le budget

Ottawa (Ontario), 18 février 2003 – L’Association canadienne des carburants renouvelables est heureuse des mesures prises par le gouvernement du Canada afin d’appuyer l’émergence d’une industrie de l’éthanol vigoureuse au Canada. En effet, le budget prévoit la création d’un fonds d’une valeur de 1,7 millards de dollars qui sera consacré au financement d’initiatives prioritaires, entre autres dans l’industrie de l’éthanol, en vue de l’atteinte des engagements du gouvernement dans le cadre du Protocole de Kyoto.

« L’industrie de l’éthanol a le désir et les moyens de tirer parti de cefonds dès maintenant », a déclaré Bliss Baker, président de l’Association.« Nous avons déjà des projets qui en sont à l’étape de la réalisation, nousavons conçu des plans d’entreprise et nous avons des investisseurs quin’attendent plus que de recevoir le feu vert. »

Les modalités du fonds restent à définir, mais l’Association veutcollaborer rapidement avec les personnes compétentes afin de donner suite àcet engagement budgétaire. « Le défi consiste maintenant à mettre les choses enbranle. L’industrie de l’éthanol est prête », a ajouté M. Baker.

L’Association canadienne des carburants renouvelables a coopéréétroitement avec le caucus rural libéral national pour exercer des pressionssur le gouvernement afin qu’il établisse un pourcentage obligatoire d’éthanoldans l’essence et qu’il mette sur pied des programmes incitatifs qui ciblentla production d’éthanol à partir de céréales et de cellulose. Au cours desdernières semaines, plus d’une centaine de membres du caucus libéral,représentant des comtés tant urbains que ruraux, ont envoyé des lettre d’appuià cet égard au ministre des Finances, John Manley.

Selon l’Association, l’émergence d’une industrie nationale de l’éthanolcréerait un nouveau marché où pourraient être écoulés plus de 100 millions deboisseaux de céréales canadiennes; de plus, cela générerait desinvestissements directs de plus de 1,5 milliard de dollars au pays, ce quicontribuerait au développement économique dans nos régions rurales etouvrirait de nouveaux débouchés pour les agriculteurs canadiens. Celacontribuerait en outre à réduire les émissions de gaz à effet de serre auCanada de plus de 30 mégatonnes durant la période visée par le Protocole deKyoto, soit de 2008 à 2012, tout en améliorant la qualité de l’air querespirent les Canadiennes et les Canadiens.

L’industrie avertit toutefois que l’imposition d’une exigence sur lateneur en éthanol ne suffira pas en soi à générer des avantages pour lesecteur agricole canadien ni à stimuler les investissements dans la capaciténationale de production d’éthanol. En effet, une telle exigence ne modifieraitpas suffisamment, à court terme du moins, le contexte économique entourant laproduction d’éthanol pour entraîner la construction d’usines. L’industrieajoute que, si l’imposition d’une exigence de cette sorte n’est pas assortied’une capacité de production adéquate au pays, la demande sera comblée aumoyen d’éthanol importé des Etats-Unis.

« Le financement annoncé aujourd’hui est une très bonne nouvelle pourl’industrie. Cela se traduira par de nouveaux emploi, une meilleure croissanceéconomique, des occasions nouvelles dans les régions rurales et un air pluspur dont nous bénéficierons tous », a déclaré M. Baker, qui a conclu par cesmots : « Nous devons maintenant transformer cet engagement en gestes concretset édifier cette industrie au Canada. »

L’éthanol est un alcool à indice d’octane élevé produit principalement àpartir de céréales, comme le mais ou le blé; à l’heure actuelle, on le mélangeà l’essence dans des concentrations de 5 ou 10 %. Toute automobile construitedans les 30 dernières années peut fonctionner à l’essence contenant del’éthanol sans qu’aucune modification de son système d’alimentation ne soitnécessaire. On produit quelque 238 millions de litres d’éthanol au Canada,100 millions de litres supplémentaires étant importés des Etats-Unis. Parsuite de l’annonce faite aujourd’hui, l’industrie s’attend à atteindre d’ici2010 l’objectif de production nationale de 1 milliard de litres par annéeénoncé dans le Plan du Canada sur les changements climatiques. Précisons aussique l’utilisation de l’éthanol peut réduire de moitié les émissions de gaz àeffet de serre par rapport à l’essence. Selon une étude récente du départementaméricain de l’agriculture, l’éthanol produit 34 % plus d’énergie qu’il n’enfaut pour le produire, ce qui vient dissiper le mythe courant au sujet descarburants renouvelables.

L’Association canadienne des carburants renouvelables représente desorganisations de domaines comme la commercialisation, la production ou letraitement du carburant, l’agriculture et le commerce agricole, les produitsforestiers, l’ingénierie et l’environnement, de même que des chercheurs et descitoyens. Les membres ont tous une chose en commun – un intérêt certain dansl’élaboration de carburants de remplacement produits à partir de ressourcesrenouvelables.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Association Canadienne des Carburants Renouvelables (ACCR)
http://www.greenfuels.org/

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