L’industrie porcine québécoise affronte la diarrhée épidémique porcine

EQSPFace à la menace de plus en plus grande de la diarrhée épidémique porcine qui sévit aux États-Unis, l’industrie porcine québécoise a créé l’Équipe québécoise de santé porcine (EQSP).

L’EQSP a vu le jour le mardi 25 juin dernier. Depuis 2008, les partenaires du secteur porcin québécois travaillaient à la mise en place de mesures d’urgence en santé porcine. Cependant, face à l’ampleur de l’épidémie qui sévit chez nos voisins du sud, une organisation officielle vient d’être créée. « On ne veut pas qu’elle arrive au Canada », explique le coordonnateur de l’Équipe, Martin Pelletier.

L’équipe fonctionnera de manière comparable à ce qu’on retrouve dans l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (ÉQCMA), dont Martin Pelletier est également coordonnateur. L’EQSP travaillera avec les autorités gouvernementales et les intervenants de l’industrie porcine à la prévention, la préparation et l’intervention contre des maladies porcines ciblées. Tout comme l’ÉQCMA, l’EQSP ne s’intéresse pas seulement aux maladies à déclaration obligatoire, mais aussi aux maladies à incidence économique, comme la diarrhée épidémique porcine.

En date du 19 juin, les États-Unis dénombraient 199 cas confirmés de fermes affectées par la diarrhée épidémique porcine. Cette maladie est de source virale. Elle occasionne des pertes de production. Les porcs atteints souffrent de diarrhée et de vomissements. C’est la première fois que cette maladie survient en Amérique du Nord. Elle se répand rapidement.

Le président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec, David Boissonneault, est président du conseil d’administration. Il est secondé par le président de l’AQINAC, Yvan Lacroix, et le vice-président – Sécurité alimentaire et services techniques chez Olymel, Sylvain Fournaise.

Dès la fondation de l’Équipe, le président du conseil d’administration lui a donné un premier mandat, celui d’identifier les mesures de prévention au niveau biosécurité pour éviter l’entrée de la diarrhée épidémique porcine. Et si elle entre malgré tout, l’Équipe doit avoir développé un plan de contrôle pour minimiser les risques de propagation. Une étude permettra d’identifier les facteurs de risque et les moyens pour contrer la maladie. De plus, les impacts économiques seront évalués. Une première rencontre a eu lieu le 28 juin

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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