L’IPC préconise un fondement scientifique solide dans le cadre de la réglementation sur les pesticides

Toronto (Ontario), 17 octobre 2000 – L’Institut canadien pour la protection des cultures a réitéré l’appui de l’industrie envers les efforts du gouvernement concernant l’amélioration du fondement scientifique dans l’examen des pesticides. Tout comme le gouvernement, l’Institut et ses membres font de la protection de la santé et de l’environnement, une priorité absolue. De plus, l’Institut insiste sur le besoin de sensibiliser les consommateurs et les producteurs à l’utilisation responsable des produits antiparasitaires, afin de faire diminuer les risques et de se conformer aux exigences de transparence demandées par le gouvernement.

« Nous sommes d’avis que la santé et la sécurité des Canadiens et Canadiennes sont protégées par la réglementation actuelle. Les produits antiparasitaires contribuent à la grande qualité des cultures et aux paysages sains, a déclaré Lorne Hepworth, le président de l’Institut. Nous obtenons ces résultats en s’assurant que la réglementation soit efficace, qu’elle soit approuvée par des spécialistes du domaine, qu’elle repose sur des conclusions scientifiques d’envergure internationale, et que les consommateurs et les producteurs canadiens puissent trouver la meilleure information possible sur l’utilisation convenable des pesticides. »

L’Institut pour la protection des cultures réagissait à la réponse officielle du gouvernement au rapport du Comité permanent de la Chambre des communes de l’environnement et du développement durable, « Les pesticides : un choix judicieux s’impose pour protéger la santé et l’environnement » (mai 2000). « Nous sommes contents de voir que le gouvernement a rejeté la recommandation du comité sur l’élimination totale des pesticides, surtout pour les pelouses, l’entretien paysager et le gazon. Nous sommes d’accord avec les efforts du gouvernement touchant un système convenable de réglementation des pesticides et nous sommes prêts à travailler de concert avec le gouvernement à mesure que le système de réglementation évolue », a affirmé M. Hepworth.

« Dans nos recommandations présentées au gouvernement, nous suggérions qu’un groupe d’experts, comme ceux de la Société royale du Canada, soit chargé de l’amélioration continue en ce qui concerne l’aspect scientifique de la réglementation sur les pesticides, ce qui viendrait renforcer les ressources internes du gouvernement. Cela cadre parfaitement avec la politique du gouvernement sur l’utilisation du fondement scientifique dans le processus de décision relatif à la réglementation. Cela nous permet aussi de suivre nos partenaires commerciaux principaux » a-t-il ajouté.

« Dans les exploitations agricoles tout comme sur les propriétés privées, notre objectif principal est la réduction du risque, a indiqué M. Hepworth. L’Institut préconise l’utilisation de la lutte antiparasitaire intégrée, comme c’est le cas pour le gouvernement, les producteurs et les groupes de défense des droits des consommateurs. »

Cette forme de gestion repose sur l’utilisation ciblée de techniques et méthodes éprouvées de contrôle des parasites sur le plan économique et environnemental. Le succès de ces méthodes dépend de la disponibilité d’une gamme complète de produits et techniques de lutte contre les parasites, en plus de l’information sur leur utilisation convenable. La qualité et la valeur des cultures, des parcs, des terrains de jeu et des propriétés publiques et privées bénéficient toutes de l’utilisation sélective et judicieuse des produits antiparasitaires.

Le gouvernement n’a pas réagit aux besoins pressants des producteurs de cultures destinées aux petits marchés. “Puisque le marché canadien est relativement petit à l’échelle mondiale, il n’est pas possible d’y introduire de nombreux nouveaux produits antiparasitaires. Les agriculteurs qui font pousser des cultures à valeur élevée sur une petite surface ont besoin d’une variété de produits antiparasitaires pour rester concurrentiels par rapport à leurs homologues américains, a expliqué M. Hepworth. Le système de réglementation actuel est difficile à appliquer, lent et coûteux, ce qui crée un obstacle de taille pour l’enregistrement de produits au Canada. Un processus plus rationalisé et plus rapide permettrait d’améliorer notre compétitivité dans le domaine de l’agriculture, surtout dans les secteurs à moins grande échelle comme l’horticulture. »

« En fin de compte, notre objectif est de travailler avec le gouvernement pour mettre en place un système de réglementation équitable et fondé sur une vision scientifique, qui sera en mesure d’accepter les technologies et les développements scientifiques de pointe. En retour, cette situation sera positive pour les agriculteurs, les propriétaires et l’environnement, a souligné M. Hepworth. Nous avons l’intention de travailler avec le gouvernement pour mettre en place les changements aux règlements et politiques nécessaires afin que le public continue à faire confiance au système. C’est un projet de taille que nous sommes prêts à entreprendre au plus tôt. »

Avec sa philosophie de responsabilité et de respect de l’environnement, l’Institut canadien pour la protection des cultures et ses membres veulent protéger les consommateurs, l’environnement et l’avenir du secteur agricole au Canada. L’Institut représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de solutions phytoscientifiques pour l’agriculture, la foresterie et la lutte antiparasitaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut pour la protection des cultures (Crop Protection Institute)

http://www.cropro.org

Commentaires