L’optimisme fléchi en agriculture

Toronto (Ontario), 26 mars 2008 – Les petites et moyennes entreprises (PME) duCanada maintiennent une perspective prudente face à leur avenir en raison del’incertitude entourant les marchés financiers et les marchés de l’énergieainsi que les inquiétudes suscitées par l’économie américaine déclinante.C’est ce qui ressort du tout dernier sondage réalisé par la Fédérationcanadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) pour établir le niveaud’optimisme des entreprises. Les résultats de ce sondage n’ont fait quelégèrement reculer l’indice du Baromètre des affaires(MD) par rapport autrimestre précédent, mais ils le gardent bien en deçà des normes antérieures.

« Bien que ces résultats soient généralement inférieurs à ceux desdernières années, ils sont encore loin d’exprimer un pessimisme profond,déclare Simon Prévost, vice-président de la FCEI pour le Québec. Sur le plannational, l’indice trimestriel de la FCEI s’établit à 104, contre 104,2 endécembre, et le niveau d’optimisme reste fort dans plusieurs provinces. »

Scénario provincial
La confiance des entreprises a connu un déclin ce trimestre en Alberta,en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et à l’Ile-du-Prince-Edouard.L’indice de l’Alberta a atteint son niveau le plus bas en cinq ans pour sesituer à 102,8. Celui de l’Ile-du-Prince-Edouard est passé sous la barre des100 points pour la deuxième fois en trois trimestres. L’optimisme du Manitobareste stable à 103,6.

Les entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador sont les plus optimistes dupays. Leur indice trimestriel a affiché une hausse pour la quatrième fois desuite, atteignant 119,6, suivi de près par la Saskatchewan avec 116,1. Leschefs d’entreprise de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick ont desperspectives plus solides que ceux des autres provinces.

Par secteur
L’optimisme a fléchi dans sept des dix secteurs, principalement dansl’industrie manufacturière dont l’indice est descendu à 100. L’indice desgrossistes a lui aussi cédé du terrain pour s’établir à 102,2. Celui de l’agriculture a reculé pour se fixer aux alentours de 95 car le secteur de l’élevage, comprenant les bovins et les chevaux, a dû faire face aux coûts élevés des carburants, des aliments pour animaux et des intrants. Lesentreprises de transport s’avèrent être les plus pessimistes pour la deuxièmefois consécutive car elles sont confrontées à la hausse des prix du carburantet à des problèmes persistants aux frontières, et craignent une diminution descargaisons.

Le secteur de l’hébergement et des services personnels, et celui ducommerce de détail, tous deux axés sur la consommation, continuent de seporter raisonnablement bien. Les secteurs des services financiers et sociaux,qui ont traditionnellement affiché les niveaux d’optimisme les plus élevés, seclassent encore une fois en tête de liste.

Dollar canadien
Etant donné que les entreprises canadiennes font face à la parité dudollar depuis six mois, elles sont nombreuses à subir des pressions. Lesentreprises manufacturières axées sur l’exportation et les entreprises detransport, en particulier, sont doublement touchées par le faible taux dechange et le ralentissement de la demande sur les marchés américains.

Plans relatifs à l’emploi, aux salaires et à l’établissement des prix
Les attentes relatives à l’emploi demeurent raisonnablement positives.Près de 30 % des entrepreneurs espèrent se doter de plus de personnel à tempsplein d’ici un an, résultat légèrement inférieur aux 31 % qui prévoyaient unehausse en décembre. Malheureusement, le nombre de PME s’attendant à une baisseau niveau du personnel à temps plein ce trimestre a également augmenté d’unpoint de pourcentage.

Les entreprises de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick, de laSaskatchewan et du Manitoba sont les plus susceptibles d’avoir des plansvisant à augmenter le nombre d’employés à plein temps. Celles de l’Alberta etde la Colombie-Britannique ont considérablement réduit leurs plans d’embauche,passant de 37 et 41 % respectivement en décembre à seulement 33 % en mars.

Les pressions sur les salaires semblent s’atténuer un peu plusrapidement. Comme en décembre dernier, 37 % des chefs d’entreprise seulementpensent augmenter les salaires de plus de deux pour cent au cours de laprochaine année, ce qui est bien en deçà des niveaux prévus au milieu de 2007.

« D’une manière générale, les sources de préoccupation restentpratiquement les mêmes – les prix de l’énergie, l’économie américaine et lestaux de change, conclut M. Prévost. Cependant, malgré le ralentissement,l’économie des PME du Canada ne semble pas suivre la même trajectoire extrêmeque celle des Etats-Unis.

Le rapport de la FCEI s’appuie sur 2 048 réponses recueillies dans lecadre d’un sondage réalisé par télécopie et par Internet entre le 3 et le 17mars 2008. Les résultats sont exacts à +/-2,2 points de pourcentage, 19 foissur 20. Le rapport intégral et les données provinciales sont disponibles sur le site de la FCEI.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est la plusgrande organisation de petites et moyennes entreprises au Canada. La FCEIencourage l’élaboration de bonnes politiques publiques aux paliers fédéral,provincial et municipal, et représente plus de 100 000 propriétairesd’entreprise qui emploient collectivement 1,25 million de Canadiens etapportent 75 milliards de dollars au PIB.

Le Baromètre des affaires est une publication trimestrielle ainsi qu’unemarque déposée de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante(FCEI).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne des épiciers indépendants (FCEI)
http://www.cfig.ca/

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