Maïs : une bonne saison après tout!

Ce fut une autre saison de caprices météorologiques, mais au bout du compte, la récolte de maïs-grain au Québec s’avère meilleure que prévu.

« Les rendements sont très bons, meilleurs que ce qu’on avait estimé », rapporte l’agronome Marie-Andrée Noël, directrice de territoire chez Croplan. Certains producteurs auraient même obtenu de meilleurs rendements qu’en 2012.

Après trois semaines de conditions idéales pour les semis, le temps s’est gâché. Dans plusieurs régions du Québec, les pluies froides et le gel ont porté un coup dur aux populations de maïs dans certains champs de terre sablonneuse ou mal drainée. Les producteurs qui n’avaient pas terminé leurs semis ont dû semer beaucoup plus tard qu’à l’habitude.

« Là où la population de maïs est bonne et que les champs sont égaux, les rendements sont excellents », affirme Marie-Andrée Noël.

Été peu ensoleilléLe temps plus frais et le peu d’ensoleillement au mois d’août ont fait craindre un retard de maturité qui aurait pu entraîner des problèmes de qualité à la récolte, notamment si un gel hâtif était survenu cet automne.

Plusieurs producteurs rapportent un poids spécifique inférieur à celui des dernières années, a indiqué Éric Boulerice, représentant chez Syngenta (semences NK).

Heureusement, l’automne a été très beau et à quelques exceptions près, les premiers gels mortels ont eu lieu plus tard qu’à l’habitude, ce qui a laissé le temps au maïs d’atteindre la maturité. Les gels récents ont simplement eu comme conséquence d’abaisser le taux d’humidité du grain, souligne Éric Boulerice. D’après ce dernier, dans l’ensemble, les rendements de 2013 seraient inférieurs à ceux de 2012.

Marie-André Noël n’ose pas se prononcer sur une hausse ou une réduction du rendement moyen cette année. Par contre, elle a vu plusieurs parcelles atteindre de 12,5 à 15 Tm/ha.

« Cette saison nous rappelle l’importance de diversifier la génétique utilisée, affirme Marie-Andrée Noël. L’an passé a été chaud et sec, cette année le temps a été plus froid avec des précipitations mieux réparties. Cette variabilité justifie l’usage d’hybrides de différentes unités thermiques et pour une même maturité, de différentes familles génétiques. »

 

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