Nouveau revenu pour les producteurs de maïs?

Vous cherchez un débouché pour vos tiges de maïs? Celles-ci pourraient très bien servir dans quelques années à fabriquer de la litière pour animaux.

Denis Dallaire, directeur général de Pro-Éthanol, était invité à l’assemblée générale annuelle des Producteurs de cultures commerciales Montérégie sud-est le 25 février dernier à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il a expliqué aux producteurs présents le projet de valorisation.

Depuis quatre ans, Pro-Éthanol fait des essais pour parvenir à valoriser les tiges de maïs. C’est lors d’une première étape de faisabilité technique, réalisée par la firme FP Innovation, que l’idée de transformer les tiges en litière a surgi. La ripe de bois étant plus rare et plus chère, il y a un potentiel pour la litière à base de tiges de maïs. L’équipe a effectué des tests dans une ferme avicole pour évaluer la qualité du produit. Il fallait que la litière permette un contrôle adéquat des maladies et des bactéries. La qualité de l’air ambiant dans le poulailler a aussi été évaluée.

Tests concluants en poche, Pro-Éthanol a décidé d’aller de l’avant avec ce projet. Lors de l’assemblée générale annuelle de Pro-Éthanol, le 7 avril prochain, un projet sera soumis aux membres : la création d’un centre de traitement et de valorisation des fibres végétales. Ainsi, les tiges de maïs, mais aussi éventuellement le panic érigé, la paille et les résidus de conserverie pourront avoir une deuxième vie.

Si le projet est accepté, les producteurs pourront vraisemblablement vendre leurs tiges de maïs. Selon le principe du travail à forfait, le centre fournirait la fourragère nécessaire pour procéder à la récolte, de même que le camion pour le transport de la matière première. Les producteurs n’auraient donc pas à s’équiper. La récolte des tiges se fait après la récolte des grains. Il ne doit toutefois pas avoir de précipitation entre les deux opérations. Les tiges doivent être sèches, comme du foin. Selon les estimations, de 2,5 tonnes à 3 tonnes par acre pourraient être recueillies au champ sans compromettre la qualité du sol. Pour que le projet soit rentable, la litière devra se vendre entre 90$ et 120$ la tonne métrique.

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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