Nouveaux débouchés pour les exportateurs canadiens

Ottawa (Ontario), 5 avril 2005 – Le Canada et l’Union européenne (UE) ont convenu de reconnaître de part et d’autre l’équivalence des mesures domestiques touchant la salubrité des aliments pour le porc, et des mesures zoosanitaires, pour la semence bovine. Dans l’ensemble, cette ententepermettra aux établissements d’obtenir plus facilement l’autorisationd’exporter le porc vers les pays de l’UE. On s’attend à ce que l’entente créede nouveaux débouchés pour les exportateurs canadiens. Cette entente prendeffet aujourd’hui.

Ces progrès ont été réalisés dans le cadre de l’Accord vétérinaire entrele Canada et l’UE, signé en 1998. L’Accord a pour objectif la reconnaissancemutuelle de l’équivalence des exigences d’inspection et de certification duCanada et de l’UE.

« C’est la première fois qu’une entente de reconnaissance d’équivalenceest conclue avec l’UE, a déclaré M. Andy Mitchell, ministre de l’Agricultureet de l’Agroalimentaire. Cette entente démontre la valeur de l’Accordvétérinaire et témoigne de la reconnaissance à l’échelle internationale desmesures d’assurance de la salubrité des aliments et des mesures zoosanitairesappliquées au Canada. »

Un processus de certification simplifié, reposant sur la reconnaissancede l’équivalence, a également été établi. Il peut être utilisé pour lesexportations du porc et de la semence bovine du Canada vers l’UE. Il aégalement été convenu que l’on amorcerait un processus de reconnaissancesemblable de l’équivalence pour les produits laitiers et les produits de lapêche.

Selon Jim Peterson, « voilà un bon exemple de la façon dont la coopérationentre les organismes de réglementation du Canada et de l’UE profite àl’industrie canadienne. »

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et la Directiongénérale de la santé et de la protection des consommateurs de l’UE (SANCO),qui sont responsables de la mise en oeuvre et de l’application de l’Accordvétérinaire Canada-UE, ont également conclu une entente qui faciliteral’échange des renseignements nécessaires, ce qui aidera les deux organismes àintervenir dans des situations d’urgence qui posent un risque pour la santédes humains, des animaux et des plantes.

L’Accord sert également de fondement pour le Canada et l’UE à larégionaliser les restrictions à l’importation lors de l’éclosion d’unemaladie. Par exemple,lors de l’épizootie d’influenza aviaire en Colombie-Britannique en 2004, l’UE a limité ses restrictions à l’importation àla volaille et aux produits de la volaille provenant de la région touchéeseulement, mais elle a continué d’autoriser l’importation de la volaille etdes produits de la volaille provenant d’ailleurs au Canada. De même, le Canadareconnaît le processus de régionalisation de l’UE pour les maladies porcinespour 15 Etats membres. L’ACIA évalue aussi l’application de cette mesure auxnouveaux Etats membres qui se sont joints à l’UE le 1er mai 2004.

L’élan engendré par ces réalisations devrait susciter de nouvellesinitiatives dans le cadre de l’Accord vétérinaire entre le Canada et l’UE, quipourraient se révéler profitables pour les exportateurs canadiens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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