Olymel ne démord pas : l’usine de Princeville cessera bel et bien ses opérations le 28 mai 2004

St-Hyacinthe (Québec), 20 mars 2004 – C’est en ces termes qu’Olymels.e.c. a réagi à la seconde manifestation CSN tenue en autant de mois àPrinceville pour contrer la fermeture de son usine d’abattage et de découpe deviande de porc en réaffirmant que : « la décision de consolider nos opérationset de cesser les opérations de l’usine de Princeville est définitive. Rien n’achangé depuis le 6 février 2004, date de l’annonce de la fermeture, quijustifierait de revoir notre décision » de déclarer monsieur Paul Beauchamp,Vice-président principal Approvisionnement, Affaires corporatives et Gestionde l’environnement.

Récemment, lors d’une rencontre entre l’exécutif syndical de l’usine, des représentants de la CSN et de ceux d’Olymel s.e.c., la direction a clairement expliqué les motifs qui ont amené l’entreprise à prendre sa décision. « L’industrie nord-américaine du porc traverse depuis quelques années unepériode importante de consolidation et de restructuration marquée par lamodernisation et l’augmentation des capacités d’abattage par établissement.Olymel s.e.c. dispose au Québec d’une trop grande capacité d’abattage parrapport au potentiel de croissance de la production québécoise au cours desprochaines années, qui faut-il le rappeler est sévèrement affectée par lemoratoire », a résumé monsieur Beauchamp.

« Olymel s.e.c. n’est pas en mode de négociation avec personne et ne lesera pas non plus dans ce dossier » d’ajouter monsieur Beauchamp. Rappelonsqu’Olymel s.e.c. fermera une usine et réouvrira un deuxième quart de travail àSaint-Simon le 31 mai 2004, ce qui devrait permettre à la majorité destravailleurs actuels de Princeville de garder un emploi chez Olymel s.e.c..

Fermer une usine, avec les conséquences que cela peut signifier pour lesindividus et leur milieu de vie, ne sera jamais une décision facile à prendre.Mais dans ce cas-ci en particulier, elle était néanmoins nécessaire aumaintien de notre position concurrentielle sur la scène nationale etinternationale, tout en tentant au maximum de protéger le plus grand nombred’emplois, de conclure monsieur Beauchamp.

Leader canadien sur la scène nationale et internationale, Olymel s.e.c.abat, transforme et met en marché des produits de viandes de porc et devolaille. Ses produits se retrouvent partout au Canada ainsi que dans plus dequarante pays dans le monde. Détenue par la Coopérative fédérée de Québec etSGF Soquia, elle a enregistré un chiffre d’affaires de près de 2 milliards dedollars pour l’année 2003. La société emploie plus de 9 000 employés répartisdans 15 usines au Québec, en Ontario et en Alberta. Elle abat et transformehebdomadairement 125 000 porcs, 1 500 000 poulets et 80 000 dindons.

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