Optimisme pour 2014

Yves Marceau, de la Banque Nationale - PHOTO : André Dumont

Yves Marceau, de la Banque Nationale – PHOTO : André Dumont

Les signaux en provenance de l’économie mondiale sont positifs pour 2014, ce qui devrait contribuer à soutenir une demande forte pour les denrées agricoles.

« Nous sommes optimistes. Nous nous attendons en 2014 à une croissance supérieure à celle que nous avons connue en 2013 », a déclaré Yves Marceau, directeur principal – surveillance et mitigation intégrée des risques à la Banque Nationale, lors d’une journée organisée par Plant Products à Brossard le 17 décembre dernier.

À la veille d’une nouvelle année, les marchés boursiers suivent une tendance haussière. Et pour une rare fois, on peut s’attendre à une meilleure activité dans toutes les principales économies du monde, que ce soit en Chine, au Japon, aux États-Unis et dans la zone euro.

« On s’attend à une croissance plus forte en 2014 et elle devrait être bien répartie à travers la planète », a indiqué Yves Marceau.

Pour la zone euro, la Banque Nationale s’attend à une amélioration des conditions économiques, dans un contexte de risque de récession à la baisse. Optimisme prudent pour ce marché.

Aux États-Unis, les forces cycliques devraient surpasser les enjeux structurels et contribuer à une plus forte croissance en 2014.

La croissance devrait se maintenir en Chine, malgré les changements structurels. Le Japon prend le taureau par les cornes pour se sortir de la déflation.

Quant à l’économie canadienne, elle pourrait souffrir d’un ralentissement des dépenses des ménages, ceux-ci étant surendettés. Plusieurs observateurs craignent aussi l’implosion d’une bulle immobilière. « Le Canada est bien perçu, mais le vent tourne, observe Yves Marceau. Le marché mondial s’inquiète pour le Canada et certains disent que notre marché immobilier ressemble à celui des États-Unis en 2008. »

Cette humeur aurait un effet à la baisse sur notre devise, ce qui s’avère favorable aux exportations, dont celles de denrées agricoles.

Quant aux prix des grains, Yves Marceau prévoit qu’avec un peu de patience, ils remonteront, notamment parce que la demande pour les aliments est en croissance dans les pays émergents.

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