Où sont les pucerons?

C’est connu et démontré scientifiquement : le puceron du soya frappe plus fort les années impaires, aux États-Unis comme au Canada. Cette année – 2011 – est bel et bien une année impaire, mais il semble que le puceron se fasse très discret au Québec.

Selon le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP), c’est en 2009 que les populations moyennes de puceron du soya lors d’une année impaire ont été les plus faibles depuis 2005 au Québec. Il s’avère que cet été, le puceron est encore moins présent qu’en 2009.

Lente croissance
Si la croissance des populations continue de progresser au même rythme qu’au cours des dernières semaines, les populations moyennes au Québec pourraient atteindre le seuil d’alerte de 250 pucerons/plant vers le 15 août, alors que près de 80 % des champs seront probablement déjà parvenus aux stades R5 à R7, malgré les semis tardifs en 2011.

Ce scénario est toutefois peu probable, car le puceron se multiplie moins rapidement sur les plants de soya plus âgés. De plus, les populations d’ennemis naturels vont aussi augmenter.

Malgré ces prévisions optimistes, mais généralisées pour l’ensemble du Québec, le RAP rapporte malgré tout quelques foyers importants d’infestation très localisés dans certaines régions du Québec :

Centre-du-Québec : un champ à Warwick au stade R1 avec des populations de 566 pucerons/plant. Cette infestation exceptionnelle contraste grandement avec celles des neuf autres champs dépistés par le réseau dans cette région, qui varient de un à 33 pucerons/plant.

Chaudière-Appalaches : un champ à Saint-Flavien avec des populations de 138 pucerons/plant au stade R2.
Lanaudière : un champ au stade R3 avec des populations de 279 pucerons/plant à Saint-Félix-de-Valois. Des populations de 282 pucerons/plant ont aussi été observées à Sainte-Élizabeth dans un champ déjà parvenu au stade R5. Les populations variaient de cinq à 56 pucerons par plant dans les huit autres champs de cette région dont les populations peuvent être considérées comme les plus élevées du Québec présentement.
Laurentides : deux champs à Brownsburg-Chatam avec des populations de 127 (stade R5) et 102 pucerons/plant (stade R2). C’est la deuxième région avec les populations les plus élevées au Québec.
Outaouais : un champ au stade R4 (Saint-André-Avellin) avec des populations de 102 pucerons/plant.
Montérégie-Est : malgré que les populations moyennes des 26 champs du réseau de surveillance dans cette région sont présentement de 23 pucerons/plant, un conseiller nous a rapporté des populations qui approchent ou dépassent le seuil d’alerte de 250 pucerons/plant à Saint-Ours, Saint-Aimé et Saint-Robert.

Pour un tableau résumant la situation dans chaque région du Québec, consulter cet avertissement du RAP du 29 juillet (document PDF).

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