Plan stratégique de la Table filière porcine

Québec (Québec), 27 mars 2001 – Réunis en assemblée générale annuelle, les membres de la Table filière porcine du Québec ont adopté aujourd’hui leur Plan stratégique 2001-2004.

« Nos orientations sont simples : intervenir dans les priorités de l’heure, soit la sécurité alimentaire et l’environnement », a déclaré le président de la Table, M. Réal Gauthier, à l’issue de la rencontre. Selon lui, le secteur porcin est un élément clé de l’agroalimentaire québécois. Toutefois, pour en assurer la pérennité, les efforts de l’ensemble des intervenants impliqués doivent converger vers des objectifs communs répondant à la fois aux exigences de la société et aux impératifs commerciaux.

Avec leur nouveau Plan stratégique 2001-2004, les intervenants du secteur porcin québécois se donnent les outils nécessaires pour être à l’avant-garde des grandes tendances du domaine de l’agroalimentaire. « Nos orientations ont été tracées dans la foulée du plan stratégique précédent. Elles ont aussi été établies sur la base d’un diagnostic en profondeur des différentes problématiques dans lesquelles évolue notre secteur d’activité », a expliqué M. Gauthier.

Deux enjeux principaux dictent les interventions qui seront menées dans le cadre du plan d’action de la Table filière porcine québécoise. Le premier de ces enjeux est la « sécurité alimentaire ». Selon les responsables de la filière porcine, les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par la qualité des aliments qu’ils consomment. Aussi la filière s’est-elle fixé des objectifs précis à atteindre pour maintenir la confiance des consommateurs, soit garantir la sécurité alimentaire de ses produits, répondre aux exigences de la société quant aux techniques d’élevage et instaurer un système de traçabilité de la ferme à la table.

Le deuxième enjeu prioritaire touche la « gestion environnementale ». Le développement de la production porcine suscite encore des inquiétudes quant aux impacts environnementaux qu’elle peut engendrer. Bien que des actions concrètes aient été mises de l’avant sur le plan réglementaire et que la production porcine ait pris le virage vert, les intervenants de la filière sont conscients qu’il faut faire plus et encore plus vite pour régler la problématique environnementale. Concernant cet enjeu précis, la filière s’est aussi donné plusieurs objectifs, notamment soumettre la production porcine au principe de l’écoconditionnalité, mettre sur pied, à court terme, un programme de validation à la ferme tenant compte de la réduction de la pollution agricole et des odeurs, et développer un programme de certification agroenvironnementale reconnu internationalement.

« Au cours des quatre prochaines années, nous allons concentrer nos efforts sur les dimensions liées à l’agroalimentaire et à l’agroenvironnement, parce que nous savons très bien que les autres orientations de notre plan stratégique portant sur le développement des marchés et la compétitivité en sont tributaires », a ajouté M. Gauthier.

Le président de la Table filière porcine du Québec a conclu en disant qu’en ce qui concerne les deux axes prioritaires du Plan stratégique 2001-2004, déjà beaucoup avait été accompli au cours des dernières années, mais le contexte dans lequel nous évoluons est toujours de plus en plus concurrentiel et exigeant. Pour maintenir le secteur porcin fort et en santé, il faut d’abord et avant tout se surpasser en répondant aux attentes de nos clients et de la société. Ce sont exactement les objectifs visés par nos orientations stratégiques. Dans le sens de la continuité, nous allons renforcer les actions entreprises et mettre en oeuvre de nouvelles interventions en misant sur la concertation entre les divers intervenants du secteur porcin québécois « , a-t-il dit en terminant.

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