Planteur de maïs multi-hybride, une première au Québec et au Canada!

« Il existe des planteurs de maïs à taux variables. Mais c’est la première fois que l’on utilise un planteur multi-hybride au Canada », explique Ulric Beaulieu, directeur vente et marketing chez Machinerie CH, situé à Saint-Guillaume.

Le planteur de 16 rangs du fabricant Kinze a été utilisé à titre d’essai ce printemps sur une superficie de 4 hectares appartenant à Machinerie CH et une autre superficie de 8,5 hectares chez un agriculteur membre de la Coopérative de St-Guillaume.

« Nous avons semé des variétés de maïs Élite dans une des propriétés et Pride dans l’autre, oscillant entre 2700 et 2750 UT,   à un taux de 79 000 semences/ha à 94 000 semences/acre », spécifie Félicien Cardin, spécialiste de la machinerie chez Machinerie CH.

La particularité du planteur est qu’il possède deux boîtes à grains par unité de semis. Selon les ordres reçus de l’ordinateur central, l’engin alterne automatiquement entre le semis provenant d’une boîte de grain à l’autre sans interruption dans les zones cartographiées au GPS du champ… et ce, sans avoir à débarquer du tracteur!

Dans les deux essais menés à St-Guillaume, si les variétés plantées avaient sensiblement les mêmes UT, elles variaient selon les zones de texture du sol dans le champ soit, argileuses ou sablonneuses. Le grand avantage du semoir Kinze sera de maximiser les zones d’un champ avec des variétés appropriées au lieu de semer une seule variété pour l’ensemble de la superficie. Il faudra attendre les résultats de ces essais pour voir si les augmentations de rendements sont au rendez-vous.

Le projet du planteur multi-hybride est mené de front par plusieurs joueurs. Outre Machinerie CH, le fabricant Kinze, la Coop St-Guillaume, on retrouve aussi un agronome conseiller chez VIVACO.

Une première au Québec et au Canada!

à propos de l'auteur

Journaliste, photographe et agroéconomiste

Nicolas Mesly

Nicolas Mesly est agroéconomiste, journaliste et photographe spécialisé dans les enjeux agroalimentaires. Il couvre les grandes cultures pour Le Bulletin des agriculteurs.

Commentaires