PotashCorp inscrit un bénéfice net par action après dilution de 0,09 $ pour le quatrième trimestre

Saskatoon (Saskatchewan), 7 février 2002 – Potash Corporation of Saskatchewan Inc. (PotashCorp) a déclaré un bénéfice net par action après dilution de 4,6 millions $ ou 0,09 $ pour le quatrième trimestre, comparativement à 19,9 millions $ ou 0,38 $ par action pour le trimestre correspondant de 2000, principalement en raison de prix de l’azote moins élevés. Pour 2001, le
bénéfice net par action s’est établi à 2,32 $, contre 3,74 $ l’an dernier.
Malgré cette baisse du bénéfice de 38 %, le flux de trésorerie(1) de

PotashCorp de 6,84 $ par action n’a diminué que de 15 % pour l’exercice, alors
que la Société a inscrit des charges hors trésorerie importantes.

Le bénéfice tiré des activités poursuivies avant intérêt, impôts,
dépréciation et amortissement (BAIIA)(2) a atteint 1,28 $ par action pour le
trimestre, alors qu’il atteignait 2,12 $ par action pour le quatrième
trimestre 2000, lorsque les prix de l’azote, à l’instar des prix du gaz
naturel, ont connu une escalade. Le BAIIA par action pour l’exercice est
demeuré solide à 8,73 $, comparativement à 9,90 $ en 2000, année record en ce
qui concerne les ventes de potasse.

« Bien que les bénéfices pour 2001 aient été moins importants que prévu,
nos efforts pour diversifier l’entreprise à l’intérieur de nos trois éléments
nutritifs et de leurs nombreux produits continuent à porter fruit », a souligné

Bill Doyle, président et chef de la direction de la Société. « A notre avis,
PotashCorp est la seule entreprise nord-américaine de l’industrie des engrais
qui a fait un profit, grâce à sa stratégie de ‘décommoditisation’ ».

Conjoncture du marché

De nombreux facteurs ont contribué à faire de 2001 un exercice difficile
pour l’industrie mondiale des engrais. L’année fut caractérisée par une baisse
de la consommation nord-américaine et mondiale d’engrais, par moins d’échanges
internationaux liés aux engrais et par des prix historiquement faibles des
marchandises pour les cultures principales. Au printemps, la consommation des
trois éléments nutritifs a connu une baisse en Amérique du Nord, mais un
automne doux a permis l’application tardive d’engrais et de nombreux fermiers
ont cherché à rattraper le temps perdu, ce qui a stimulé les volumes de ventes
du quatrième trimestre.

Activités liées à la potasse

La marge bénéficiaire de l’exercice a régressé de 20 %, principalement en
raison de volumes outre-mer plus faibles et de coûts de production plus
élevés. Les volumes de ventes annuelles outre-mer ont chuté de 16 %, après
l’atteinte d’un volume de ventes record en 2000. Des stocks élevés dans
plusieurs pays à forte consommation, des prix des marchandises en baisse et
des méthodes de vente dynamiques de la part de l’agence de marketing russe IPC
ont contribué à mettre de la pression sur les volumes.

En dépit de ces pressions, la Société est demeurée fidèle à sa stratégie
d’exploitation de longue date et les prix sont restés fermes. PotashCorp a
augmenté le nombre de ses semaines de fermeture, les faisant passer de 38 en
2000 à 63. Cette mesure, jumelée à des coûts plus élevés de gaz naturel au
premier semestre 2001, a débouché sur une hausse du coût par tonne de 14 %
pour l’exercice.

Pour le quatrième trimestre, la marge bénéficiaire a augmenté de 5,6
millions $ ou 12 % comparativement à 2000, surtout en raison d’une hausse de
35 % des volumes de ventes nord-américains. Malgré de solides livraisons au
quatrième trimestre, les volumes de ventes nord-américains ont régressé de 2 %
en glissement annuel, témoignant du déclin similaire de la consommation nord-
américaine.

Activités liées au phosphate

La Société a enregistré une marge bénéficiaire brute de 15 % inférieure
en 2001 par rapport à 2000, principalement en raison des faibles données
fondamentales liées à l’offre et à la demande causées par la nouvelle capacité
du phosphate diammonique en Australie et en Inde et par les importations plus
faibles en Chine et en Inde. Cette situation a exercé des pressions sur les
prix, ce qui a contraint la Société à fermer son installation de phosphate
diammonique et renoncer à des ventes outre-mer à prix moindre. Par conséquent,
les volumes de phosphate diammonique ont chuté de 39 % pour l’exercice et les
coûts de production ont grimpé. A la fin de l’exercice, la Société
fonctionnait à moins de 30 % de sa capacité de phosphate diammonique, alors
que le reste de l’industrie nord-américaine tournait à 80 %.

Au quatrième trimestre, la marge bénéficiaire brute liée au phosphate
était quasi identique à celle du quatrième trimestre de l’exercice précédent,
les coûts plus élevés étant contrebalancés par des volumes industriels et des
prix accrus et par les coûts moindres des aliments phosphatés.

Au quatrième trimestre, les volumes et les prix des liquides de phosphate
étaient inférieurs à ceux du trimestre comparable de l’exercice précédent, de
même qu’en glissement annuel. Face à la conjoncture du marché, PotashCorp a
décidé de réduire sa production d’engrais liquides de 21 %.

Cette stratégie consistant à privilégier les produits industriels d’acide
phosphorique et d’aliments phosphatés s’est avérée fructueuse une fois de
plus. La marge bénéficiaire brute de l’acide phosphorique industriel a bondi
de 39 % par rapport au quatrième trimestre 2000 et de 56 % en glissement
annuel, tandis que les prix ont progressé de 4 et de 5 % respectivement. Les
volumes, tant pour le trimestre que l’exercice, ont été à la hausse. La
production d’acide humide purifié de la Société, de plus en plus importante, a
servi d’abri contre le ralentissement économique touchant les marchés de
l’acide phosphorique et certains autres produits.

Les produits alimentaires ont fait l’objet d’une tarification fixe et
d’une baisse de 8 % des volumes, comparativement au quatrième trimestre 2000.
Toutefois, la fermeture de l’usine de Davenport, dans l’Iowa, au premier
trimestre de 2001 a permis de diminuer les coûts grâce à une utilisation plus
judicieuse de la capacité d’aliments phosphatés existante, d’où une hausse de
45 % de la marge bénéficiaire brute liée aux aliments phosphatés.

Activités liées à l’azote

Au cours du dernier exercice, les prix de l’azote ont suivi la courbe des
prix du gaz naturel. Au quatrième trimestre 2000, les prix du gaz étaient en
hausse et les concurrents sans couverture mettaient fin à leurs activités,
d’où contraction de l’offre et de la demande et augmentation des prix. Avec
une partie importante de ses coûts du gaz immobilisée, PotashCorp a largement
profité de ces prix à la hausse. Les prix de l’ammoniac ont atteint leur point
culminant en janvier et ont baissé en même temps que les prix du gaz
déclinaient durant l’exercice. Au quatrième trimestre 2001, alors que les prix
du gaz approchaient 2,00 $/MMbtu, toute la capacité d’azote nord-américaine
tournait à plein régime et les prix de l’azote ont atteint leur plus bas
niveau de l’exercice. Les prix du quatrième trimestre étaient inférieurs de 25
% en glissement annuel, tandis que les prix annuels étaient en hausse de 8 %.
Ces mouvements giratoires ont fait en sorte d’abaisser de 104 % la marge
bénéficiaire brute de l’azote pour le quatrième trimestre et de réduire de 10
% la marge bénéficiaire brute annuelle.

Les volumes de vente d’ammoniac ont progressé de 9 % par rapport au
quatrième trimestre 2000, les agriculteurs profitant des conditions automnales
favorables, et des volumes plus importants ont été vendus aux producteurs de
phosphate diammonique. Les volumes d’ammoniac pour l’exercice étaient de 45 %
plus élevés, à la suite d’un exercice complet de production aux propriétés de
Trinidad et au point culminant atteint par les prix de gaz naturel au début de
2001, alors que certains concurrents ont été contraints de cesser leur
production. Une partie de cet écart dans l’approvisionnement a été comblée par
PotashCorp, mais les importations ont atteint un niveau sans précédent. A la
fin de l’exercice, la plus grande partie des activités liées à l’importation
avaient ralenti, à l’exception des solutions azotées, où les niveaux
d’importation sont demeurés élevés.

Au cours de l’exercice 2001, le ralentissement économique a graduellement
gagné les marchés de l’azote industriel et le déclin économique marqué aux
Etats-Unis suivant le 11 septembre a nui aux ventes d’azote à l’industrie. Les
ventes industrielles nord-américaines d’ammoniac ont diminué de 9 % pour
l’exercice, mais les volumes produits par PotashCorp, en hausse de 5 %, sont
venus combler les écarts lorsque d’autres producteurs ont fermé plus tôt
durant l’exercice. Du début de 2001 jusqu’à la fin de l’exercice, les prix des
engrais de la Société ont diminué de 47 %, alors que ses prix industriels ont
chuté de 33 %.

Les opérations de couverture de PotashCorp aux Etats-Unis ont joué un
rôle important dans le maintien de la rentabilité en 2001, contribuant 63
millions $ en coûts réduits de gaz naturel, comparativement aux prix des
marchés au comptant.

Situation financière

En 2001, les coûts ont été nettement moins élevés au chapitre des frais
de vente et d’administration et des impôts miniers provinciaux. Les frais de
vente et d’administration ont régressé de 10 % par rapport à 2000, en raison
de la combinaison de dépenses de rémunération moindres et d’autres mesures de
réduction des coûts liées à la consolidation des bureaux en 2000. Les impôts
miniers provinciaux ont diminué de 7 millions $ ou de 9 % par rapport à 2000,
en raison de ventes de potasse moins élevées et de marges par tonne moindres.

Les produits divers ont diminué de 22 millions $ ou de 45 % pour
l’exercice, principalement en raison de la vente de Moab au premier trimestre
de 2000.

Le fonds de roulement a grossi de 196 millions $ au cours de l’exercice
en raison du remboursement d’appels de marge de gaz naturel à des sociétés de
contrepartie et à l’augmentation des stocks de concentrés de phosphate humide,
alors que Aurora déménage sur la propriété de NCPC.

Le ratio d’endettement a augmenté de 29 % en 2000, atteignant 41 %, alors
que PotashCorp a fait l’acquisition de concessions hors bilan pour 384
millions $ pour Trinidad en mai et a acheté une participation de 18 % dans
SQM, un producteur chilien d’engrais spéciaux, en octobre 2001. Par
conséquent, les intérêts débiteurs ont augmenté de 39 % pour le trimestre et
de 30 % pour l’exercice.

Les dépenses en immobilisations totales en 2001, exclusion faite de
l’acquisition des concessions à Trinidad et de l’investissement dans SQM, mais
incluant les ajouts aux autres éléments d’actif, se sont élevées à quelque 175
millions $. Les frais de dépréciation et d’amortissement ont totalisé 186
millions $.

La charge d’impôts en 2001 est demeurée inchangée par rapport à 2000, le
taux d’impôt consolidé réel augmentant de 27 % en 2000 (exclusion faite du
gain sur la vente de Moab pour laquelle il n’y a eu aucune incidence fiscale)
pour atteindre 36 % en 2001. Cette hausse était principalement attribuable à
la composition géographique des bénéfices, qui a également une incidence sur
la répartition d’impôts actuels/futurs. En 2001, elle représentait
approximativement 30 % des impôts actuels et 70 % des impôts futurs.

Perspectives

Les perspectives pour 2002 demeurent incertaines. Les prix des produits
de base sont toujours bas tandis que les activités liées à l’azote et au
phosphate devront toutes deux composer avec l’absorption d’une nouvelle
capacité. En revanche, on prévoit un redressement de la consommation nord-
américaine de ces trois éléments nutritifs, les fermiers devant reconstituer
leurs sols. Ceux-ci planteront un nombre plus élevé d’acres et les taux
d’application devraient connaître une hausse.

La demande de potasse devrait s’améliorer, même si la Chine a terminé
l’année 2001 avec des stocks élevés qui mitigeront ses achats du premier
semestre 2002. On croit que les prix outre-mer demeureront stables. Les prix
nord-américains pourraient subir une pression. En effet, d’autres sociétés
tenteront de trouver une solution à court terme à leur problème de revenus
provenant des autres engrais nutritifs en proposant une plus grande quantité
de potasse afin de tirer parti de sa rentabilité. La baisse des prix du gaz
naturel devrait entraîner une réduction des coûts de production de la tonne de
potasse comparativement à la dernière année.

Il faudra du temps avant que la croissance de la demande mondiale de
fertilisants à base de phosphate ne dépasse la nouvelle capacité en Inde et en
Australie, ce qui devrait imposer une limite aux prix du PDA. Malgré les
stocks américains de PDA contrôlables et la hausse probable des importations
chinoises, l’ascension de la Chine à l’OMC ne garantit pas la taille de ses
achats. Il est peu probable que la Chine atteindra son quota en 2002, ce qui
met en relief l’impact de la faiblesse de la demande mondiale sur le
redressement du marché du PDA.

Les phosphates liquides devraient se trouver dans la même situation
générale que le PDA. La nourriture pour animaux et les phosphates industriels
permettront à la Société de conserver sa position unique de rentabilité sur le
marché des phosphates.

Pour ce qui est de l’azote, la faiblesse actuelle des prix ne devrait
connaître aucune relâche, à moins qu’il ne se produise un rebondissement au
niveau des prix du gaz naturel, excluant ainsi les producteurs nord-
américains. Il sera difficile d’égaler les résultats du premier semestre 2001.
En raison de la faiblesse des prix du gaz, il est peu probable que la Société
récoltera les fruits de ses activités de couverture du gaz, comme ce fut le
cas l’an dernier. En fait, sa position de couverture actuelle, comparée au
prix des transactions à terme du gaz naturel à la NYMEX, augmentera
probablement ses coûts annuels de l’ordre de 20 millions $, la moitié de cette
perte étant prévue pour le premier trimestre.

La demande des produits industriels de l’azote devrait s’accroître avec
le redressement économique et une nouvelle rationalisation au sein de
l’industrie pourrait corriger les problèmes de surcapacité.

Les dépenses en immobilisations pour 2002 devraient tourner autour de 225
millions $, dont 83 millions $ pour la construction d’une nouvelle usine de
production de nourriture pour animaux bon marché et d’acides épurés à Aurora.
On prévoit des charges de dépréciation et d’amortissement d’environ 220
millions $ en raison des pleines charges de dépréciation au Trinidad, du
démarrage de l’usine Yumbes et de l’amortissement accéléré des coûts de remise
en oeuvre des activités liées à l’azote.

Les impôts provinciaux sur les ressources devraient connaître une hausse
de l’ordre de 0,70 $ la tonne en raison de l’épuisement des comptes
d’investissements originaux.

En 2002, le taux d’imposition consolidé devrait demeure stable à 36 %,
avec une provision à court terme d’environ 80 % et une provision à long terme
de quelque 20 %. L’augmentation de la tranche à court terme est principalement
causée par la hausse proportionnelle prévue en ce qui concerne les bénéfices
canadiens, qui sont soumis à des impôts au comptant. Le taux annuel réel
dépendra fortement de la source des bénéfices. Une hausse au niveau de la
potasse augmenterait la tranche à court terme tandis qu’une hausse au niveau
de l’azote et du phosphate hausserait la tranche à long terme.

La conjoncture commerciale demeure volatile, ce qui rend les bénéfices
futurs plus difficiles à estimer. La Société croit toutefois qu’il pourrait
être ardu pour elle de générer un bénéfice en 2002 du même ordre que celui de
2001 et elle ne prévoit aucun redressement jusqu’au second semestre de
l’année, au plus tôt. La Société estime à 2,00 $ l’action son bénéfice pour
l’exercice 2002 et à 0,25 $ l’action son bénéfice du premier trimestre.

Conclusion

« Le secteur des engrais a toujours été volatile et il peut se reprendre
rapidement advenant une hausse du prix du grain », a affirmé M. Doyle en guise
de conclusion. « Nous profitons du ralentissement pour consolider la Société.
Même si nous continuons d’examiner des acquisitions potentielles, nous
agissons avec discipline. En 2001, nous avons prouvé que nous pouvions
surclasser nos concurrents malgré un marché défavorable. Nous attendons avec
impatience le moment de démontrer la force de PotashCorp dans une période de
redressement. »

(1) Le flux de trésorerie représente les rentrées tirées des activités
d’exploitation avant les modifications au fonds de roulement. La
Société a inclus ces données parce que certains investisseurs et
analystes utilisent celles-ci pour mesurer la liquidité d’une société
et pour évaluer sa situation financière. Ces données ne sont incluses
qu’à titre indicatif. Selon les PCGR au Canada et aux Etats-Unis, le
flux de trésorerie tel que défini n’est pas un instrument de mesure
du rendement financier. Lorsqu’ils évaluent le flux de trésorerie,
les investisseurs devraient se rappeler que toutes les sociétés et
les analystes n’utilisent pas nécessairement la même méthode de
calcul.

(2) La Société a inclus les données sur le BAIIA parce que certains
investisseurs et analystes utilisent celles-ci pour mesurer la
capacité d’une société d’amortir une dette et de satisfaire à ses
autres obligations financières, ainsi que pour évaluer sa situation
financière. Ces données ne sont incluses qu’à titre indicatif. Selon
les PCGR au Canada et aux Etats-Unis, le BAIIA n’est pas un
instrument de mesure du rendement financier. Lorsqu’ils évaluent le
BAIIA, les investisseurs devraient se rappeler que toutes les
sociétés et les analystes n’utilisent pas nécessairement la même
méthode de calcul du BAIIA.

Potash Corporation of Saskatchewan Inc. est la plus importante société
d’engrais du monde à produire les trois éléments nutritifs primaires. La
Société est également l’un des principaux fournisseurs pour trois marchés
distincts : l’agriculture, à titre de plus grand producteur mondial d’engrais;
la nourriture pour animaux, à titre de plus grand producteur mondial de
compléments à base de phosphate; et les produits chimiques industriels, à
titre de plus gros producteur mondial de produits industriels à base d’azote
et en tant que l’un des trois seuls fournisseurs américains de phosphates
industriels.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Potash Corporation of Saskatchewan Inc.

http://www.potashcorp.com

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