Pour l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, il faut rétablir la confiance des Québécois à l’égard de leur alimentation

Montréal (Québec), 3 février 2004 – Dans le mémoire présenté à la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation sur « les nouveaux enjeux de la sécurité alimentaire », l’Ordre professionnel des diététistes du Québec rappelle au gouvernement qu’il est grand temps de mettre en place des mesures concrètes pour rétablir la confiance des Québécois à l’égard des aliments qu’ils consomment.

« L’actualité alimentaire canadienne et internationale (maladie de lavache folle, tremblante du mouton, OGM, etc.), l’augmentation de maladiesétroitement liées aux aliments (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète,obésité) et une chaîne agroalimentaire excessivement complexe et opaqueentretiennent l’inquiétude et la méfiance de la population à l’égard desaliments qu’elle consomme » de souligner M. Paul-Guy Duhamel, président del’Ordre.

Ces faits démontrent à quel point la sécurité alimentaire ou plusjustement l’innocuité des aliments, est une problématique majeure sur laquelleil faut agir sans attendre de manière cohérente et efficace.

Or, en matière d’innocuité alimentaire, le Québec accuse des ratéspréoccupants, insiste l’Ordre professionnel des diététistes du Québec dans sonmémoire. A titre d’exemples, soulignons :

  • qu’en matière de gestion de la qualité des aliments, le Québec n’applique toujours pas de norme officielle et reconnue, adaptée à la réalité de la distribution et des services alimentaires;
  • que malgré l’adoption, il y a quatre ans, d’une loi sur les produits alimentaires, à ce jour aucun règlement n’encadre la formation des personnes qui manipulent des aliments et ne favorise une plus grande responsabilisation des exploitants du secteur agroalimentaire;
  • que le nombre d’inspecteurs des aliments diminue alors que le secteur agroalimentaire connaît des bouleversements et une croissance importants.

    Afin de rétablir la confiance des consommateurs à l’égard de ce qu’ilsmangent, l’Ordre professionnel des diététistes du Québec recommande notamment:

  • que l’alimentation et la nutrition soient intégrées à la formation de base dans les programmes scolaires;
  • que les normes d’étiquetage soient rigoureuses, compréhensibles et surtout, qu’elles visent l’intérêt des consommateurs uniquement;
  • que le gouvernement du Québec adopte un mode de gestion de la qualité des aliments basé sur la prévention;
  • que le gouvernement du Québec adopte au plus tôt une norme uniforme de gestion de la qualité des aliments pour l’ensemble du secteur bioalimentaire;
  • qu’il élabore un programme de formation reconnu et obligatoire menant à l’exercice d’activités en innocuité alimentaire et que celles-ci soient encadrées par un ordre professionnel.

    L’Ordre professionnel des diététistes du Québec assure la protection dupublic en matière de nutrition humaine et d’alimentation par le contrôle del’exercice de la profession, le maintien et le développement de la compétenceprofessionnelle des diététistes/nutritionnistes. L’Ordre contribue àl’amélioration de la santé de la population et des individus en favorisantl’accès à des services professionnels de qualité ainsi qu’à une informationjudicieuse et rigoureuse, d’intérêt public qui permettent une prise dedécision éclairée en matière d’alimentation.

    « Les aliments, leur qualité et leur disponibilité sont non seulement desdéterminants de l’état de santé, mais également des outils puissants deprévention des maladies dont le Québec ne saurait faire l’économie », deconclure M. Duhamel.

    Le mémoire peut être consulté sur le site web de l’Ordre professionneldes diététistes du Québec (section publications).

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Ordre professionnel des diététistes du Québec
    http://www.opdq.org/

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