Pour sauver notre agriculture et les régions!

Kamouraska (Québec), 27 février 2007 – Pour sauver la production porcine industrielle, le gouvernement Charest sacrifiera-t-il la diversité agricole, le développement des fermes familiales et l’émergence d’un réseau québécois de distribution?

En matière d’agriculture, la plateforme agricole du gouvernement est une coquille vide pour l’agriculture et les régions : outre la défense de la gestion de l’offre à l’OMC, l’équipe Charest propose peu de mesures concrètes et à peu près rien pour sauver les fermes familiales. S’ils sont réélus, les libéraux, s’engagent à :

  • augmenter le budget du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de 1,3 %, soit bien au delà de l’indice d’inflation.
  • faire passer de 400 000 $ à 5 millions de dollars la déduction de taxe sur le capital pour les entreprises agricoles.
  • investir 15 millions de dollars dans le développement de mesures fiscales qui facilitent le transfert des entreprises d’une génération à l’autre.
  • Investir 1,4 million de dollars pour développer une image de marque qui permettrait de mieux identifier les produits du terroir québécois sur les tablettes des détaillants.
  • Investir un demi-million de dollars dans le développement du réseau des marchés publics, soit bien en deçà des besoins.

Questionné sur l’échec de l’industrie porcine, le ministre Vallière s’est contenter de rappeler qu’une commission interministérielle avait été créée pour étudier la question. Devant ce manque de vision, la Coalition n’a d’autre choix que de proposer une piste de solution qui permettraient de sauvegarder l’agriculture familiale.

Notre piste de solution
Notre piste de solution réside dans une logique fort simple. Un petit « pays » nordique avec un niveau de vie disons « acceptable » ne peut pas compétitionner à l’international sur des productions agricoles de masse. Par contre, en développant plusieurs types de productions de créneaux, du terroir, d’appellation ou biologiques, le Québec agricole peut facilement échapper aux contraintes des grands marchés et devient beaucoup moins vulnérable devant la compétition !

Comment développer ces types de productions ?
Principalement par ces deux mesures concrètes et réalisables :

  • Un incitatif fiscal qui a fait ses preuves au niveau de la recherche : le crédit d’impôt REMBOURSABLE. La Coalition propose la création d’un crédit d’impôt remboursable (entre 20 et 25%) sur les investissements des producteurs et des transformateurs de produits de créneau, du terroir, d’appellation ou biologiques. Une mesure peu coûteuse pour l’état compte tenu des retombées économiques qui en résulteraient en taxes et impôts.
  • Une formation innovatrice en entrepreneuriat dédié aux régions. La Coalition propose la création d’un cours collégial en entrepreneuriat à l’intérieur duquel l’étudiant créerait sa propre entreprise de production ou de transformation et serait supporté par tout le milieu scolaire dans lequel il évolue.

Comment garantir leur mise en marché?
Principalement par ces mesures concrètes et réalisables :

  • Un crédit de TPS pour les distributeurs qui vendent les produits québécois. La Coalition propose la création d’un crédit de TPS (entre 2 et 3%) sur les achats des produits québécois (nature ou transformés) issus des productions de créneau, du terroir, d’appellation ou biologiques.
  • Création d’un fond d’investissement de développement des marchés publics dans chacune des régions du Québec. Chacune des régions du Québec se verrait octroyées un montant ( entre 1 et 2 million) pour développer des marchés publics dans chacune des villes-centre de chaque MRC et pour supporter les producteurs ASC (Agriculture soutenue par la communauté).

L’étiquetage obligatoire des OGM. L’étiquetage obligatoire des OGM bloquerait l’entrée d’une bonne partie des produits alimentaires importés, dégagerait plus d’espace pour les produits locaux et redonnerait au consommateur un choix qui lui appartient. Une autre promesse que le gouvernement actuel n’a pas respectée.

Nous sommes convaincu que de telles mesures créeraient des centaines, voire des milliers de nouvelles entreprises en milieu rural. Au Kamouraska, nos maires l’ont bien compris en votant un RCI qui va dans ce sens, qui laisse de la place à la diversité en agriculture, qui protège l’environnement et qui favorise la survie des fermes familiales.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des comités de citoyens du Québec
http://www.uniondescomitesdecitoyensduquebec.com/

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