Profil du secteur canadien des semences

La Table ronde de la chaîne de valeur du secteur des semences a dressé un portrait économique de l’industrie des semences au Canada qui représenteraient plusieurs milliard de dollars.

Les retombés directes et indirectes sont estimées à 5,6 G$ alors que l’industrie embauche 57 420 pour des salaires représentant 1,7 G$. Les recettes fiscales sont pour leur part évaluées à 81,9 M$. Les exportations en hausse depuis 2009 représentaient 450 M$ en 2012, ce qui correspond à l’augmentation du prix des cultures.

Le secteur regroupe de nombreux types d’entreprises, comme les entreprises de sélection des végétaux et de recherche, les producteurs de semences, les conditionneurs de semences et les laboratoires d’analyse des semences ainsi que les distributeurs de semences, les courtiers et les exportateurs. Les multinationales et les PME figurent parmi les acteurs de l’industrie qui cultive 50 variétés de semences différentes. Le nombre de variétés de semences contrôlées est passé de 557 en 1978 à 2 076 en 2012.

Des exportations en mutation

Les plus grands importateurs de semences canadiennes sont les États-Unis (75 %), les Pays-Bas (4 %), la Chine (3 %), l’Allemagne (3 %) et le Japon (3 %). Ensemble, ils représentaient environ 88 % des exportations canadiennes de semences en 2011-2012. Depuis 2007-2008, les pays développés ont délaissé les semences canadiennes, comme le Japon (-44 %), l’Italie, la France et le Royaume-Uni, pour intéresser davantage les pays en voie de développement comme la Chine (+95 %). Les ventes vers les États-Unis se sont aussi consolidées. Alors qu’elles comptaient pour 56 % des exportations en 2007-2008, ces dernières ont connu une augmentation de 75 % des exportations totales en 2011 2012.

Un secteur important pour les agriculteurs canadiens

Les agriculteurs canadiens ont dépensé 1,6 G$ pour la plantation de semences en 2013, ce qui représente une hausse de près de 25 % par rapport à 2010. Le secteur privé a pour sa part investi 110M$ en 2012, une somme qui représente 6% de leurs ventes intérieures. Les investissements devrait augmenter à 117M$ en 2017. Les montants servent surtout aux recherches sur le canola, le maïs et le soya.

En 2013, 3 565 producteurs de semences ont produit 1,2 million d’acres de semences contrôlées. Le regroupement des exploitations agricoles et l’augmentation de leur taille moyenne ont provoqué une diminution du nombre de fermes semencières depuis 1982. Elles étaient alors au nombre de 5 723, son plus haut niveau et d’une taille moyenne de 126,5 acres en 1978. Leur taille était de 340,8 acres en 2012.

Au Canada, environ 1 800 fermes produisant des semences fourragères, 400 des semences de variétés hybrides de maïs et 370 producteurs de semences de pommes de terre, en plus de quelques producteurs de semences potagères.
Selon le Recensement de l’agriculture, les dépenses totales par exploitation agricole (pour l’ensemble des exploitations agricoles) s’élèvent à 205 000 $, dont près de 10 % sont attribuables aux semences. Au total, 112 000 exploitations dépensé 2,15 G$ pour les semences, ce qui représente une moyenne de 19 156 $ par exploitation.

Les semences comptaient pour environ 5 % de toutes les rentrées de fonds agricoles en 2011. Les recettes liées à la production de semences au Canada se sont élevées à environ 2,15 G$, et seuls deux types de cultures dépassent ce résultat : le canola et le blé.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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