Progression appréciable des recettes agricoles du Québec en 2008

Québec (Québec), 23 mars 2009 – Les recettes monétaires des agriculteurs québécois connaissent à nouveau une croissance importante en 2008, et ce, après trois années de piétinement de 2004 à 2006 à 6,3 milliards de dollars suivies par une poussée jusqu’à 6,9 milliards de dollars en 2007 (+ 9,4 %). En effet, comparativement à l’année 2007, elles affichent une hausse de 9,3 % (+ 637,6 millions de dollars) et bouclent l’année à 7,5 milliards de dollars.

Cet accroissement des recettes monétaires provient principalement desproductions végétales (+ 444,7 millions de dollars) et, dans une moindremesure, des productions animales (+ 235,3 millions de dollars). Par ailleurs,les paiements de programme accusent un léger recul (- 42,4 millions dedollars). Ces données sont tirées du bulletin Agro-Flash publié par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Ce document présente lesrecettes et les dépenses du secteur agricole sur une base semestrielle etannuelle.

Les recettes monétaires des productions végétales atteignent 2,1milliards de dollars en 2008, soit une progression de 26,8 % par rapport à2007. Près de 70 % de la croissance des recettes agricoles totales estattribuable à ces productions. L’année 2008 est marquée du sceau del’excellence au chapitre des recettes du secteur mais-grain. En effet,l’augmentation combinée du volume commercialisé (+ 31,6 %) et des prix (+ 26,5%) majore les recettes de 236,1 millions de dollars (+ 66,5 %). D’ailleurs,53,1 % de la progression des recettes des productions végétales est imputableà cette céréale.

Les recettes monétaires des productions animales au Québec progressent de5,8 % en 2008 par rapport à 2007. Tous les secteurs contribuent positivement àcette hausse à l’exception du secteur des produits laitiers qui connaît unefaible baisse (- 0,6 %). La plus importante augmentation provient du secteurdes bovins (+ 26,2 %). De plus, pour la première fois en 2008, les recettesmonétaires des bovins surpassent celles précédant la crise d’ESB(encéphalopathie spongiforme bovine) de 2003. D’autre part, les productionssous gestion de l’offre (produits laitiers, volaille et oeufs) demeurentimportantes pour le Québec puisqu’elles comptent pour 60,2 % du total desrecettes des productions animales en 2008.

Les paiements de programme (1 092,0 millions de dollars) fléchissent de3,7 % en 2008 comparativement au plafond historique de l’année précédente (1134,4 millions de dollars). Ils progressent de 133,3 % sur la période2002-2008. Cette augmentation est essentiellement le résultat d’une successionde perturbations dans le secteur agricole au cours des dernières années tellesque l’ESB, la crise porcine et la déprime du prix des grains. La proportiondes paiements de programme dans les recettes totales agricoles progresse de8,5 % à 14,6 % au cours de cette période.

Les estimations préliminaires des dépenses agricoles après remiseindiquent une hausse importante (+ 7,6 %) en 2008 par rapport à 2007. Cetteaugmentation des dépenses contrebalance en grande partie la hausse observéedans les recettes (+ 9,3 %). Fait à souligner, depuis 2004 la croissanceannuelle moyenne des dépenses totales après remise (+ 5,3 %) progresse à unrythme plus élevé que celle des recettes monétaires (+ 4,8 %).

Pour en savoir davantage et obtenir plus de détails sur les donnéeschiffrées, veuillez vous référer à la dernière édition de l’Agro-Flash,accessible sur le site Web de l’ISQ.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

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