Puceron du soya

Les populations de pucerons du soya ont connu une augmentation au courant de la semaine dernière, rapporte le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP). Toutefois, ces populations demeurent largement inférieures à celles observées en 2009.

Selon le RAP, la moyenne provinciale est actuellement de 72 pucerons/plant. On rapporte également la présence parfois importante d’ennemis naturels tels que les coccinelles, les cécidomyies et les syrphes.

Les champs les plus infestés qui sont dépistés par le RAP se trouvent dans les régions du Centre-du-Québec, des Laurentides et de l’Estrie. De plus, certains conseillers de la Montérégie-Est ont déclaré des populations élevées dans d’autres champs qui ne sont pas suivis par le réseau :

Centre-du-Québec : un champ à Warwick au stade R2 avec des populations de 1010 pucerons/plant. Présence importante de coccinelles et de syrphes.

Estrie : trois champs avec des populations de 275 pucerons/plant (Compton), 341 pucerons/plant (Cookshire-Eaton) et 280 pucerons/plant (Stanstead-Est). On rapporte la présence de coccinelles et de syrphes dans tous ces champs. Des cécidomyies furent observées à Compton seulement.

Laurentides : un champ à Brownsburg-Chatam au stade R3. Présence de coccinelles.

Montérégie-Est : un champ à Saint-Ours semé tardivement (mi-juin) au stade R3 et dont les semences ont été traitées avec un insecticide. Les populations varient de 150 à 1250 pucerons/plant et la moyenne tourne autour de 350 pucerons/plant. Présence de beaucoup de jeunes larves de coccinelles.

Cette semaine
Les populations pourraient approcher le seuil d’alerte de 250 pucerons/plant cette semaine dans certains champs des régions de la Capitale-Nationale, du Centre-du-Québec, de Lanaudière, de Chaudière-Appalaches, des Laurentides, de la Montérégie-Ouest, de la Montérégie-Est et de l’Outaouais.

Les champs dont les plants de soya n’ont pas encore atteint le stade R6 demandent une surveillance particulière. Dans le cas où les populations atteignent le seuil d’intervention, des aspects agronomiques, économiques, climatiques et les risques liés à l’application de pesticides doivent être pris en considération avant de faire le choix de traiter.

Le rendement potentiel est un facteur très important à considérer dans la prise de décision. Aussi il n’est pas recommandé de traiter lorsque le stade R6 est atteint.

Plus d’informations sur le dépistage du puceron du soya et la stratégie d’intervention contre ce ravageur (document PDF).

Consultez l’avertissement du 5 août (document PDF) pour un sommaire par région des 113 sites de dépistage au Québec.

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