Québec liera la propreté environnementale aux subventions à l’agriculture

Québec (Québec), 5 décembre 2001 – Les sommes consacrées à l’agriculture seront bientôt assujetties à une exigence de propreté environnementale. Les premiers visés seront les producteurs de porc, placés sous les feux de la rampe depuis la récente diffusion de « Bacon, le film ».

« Nous implanterons le principe d’écoconditionnalité qui permettra de lier l’aide financière gouvernementale au respect des normes environnementales », a lancé le ministre de l’Agriculture, Maxime Arseneau, au congrès de l’Union des producteurs agricoles, à Québec, mercredi.

Ménageant la chèvre et le chou, le ministre a toutefois promis aux agriculteurs de « moderniser » le Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole, qui va « consacrer la priorité des activités agricoles en zone verte », conformément à la loi 184 adoptée en juin dernier.

« Ce sera fait quand? », ont vainement demandé les agriculteurs dont les projets de développement sont paralysés par les municipalités.

Par ailleurs, Québec ne consacrera qu’un million $ au développement de l’agriculture biologique, qui profite pourtant de l’engouement des consommateurs.

Maxime Arseneau admet que l’effort est modeste mais, a-t-il précisé devant les agriculteurs, « il vaut mieux parfois faire de petits pas, parce qu’en en faisant de trop grands, on risque de glisser ».

Le milieu de l’agriculture biologique, qui compte plus de 700 producteurs, est donc resté sur sa faim.

« On en aurait voulu trois fois plus mais c’est un début. Ça ne pourra pas en rester là », a commenté le président de la Fédération des agriculteurs biologiques du Québec, Pierre Gaudet.

Québec soutiendra aussi davantage la certification biologique, en portant à 175 000 $ le budget du Conseil d’accréditation du Québec.

Le ministre Arseneau a outillé plus généreusement la Financière agricole du Québec en lui accordant une « enveloppe garantie » de 2,1 milliards $ d’ici à 2008. Cela, a-t-il dit, permettra aux agriculteurs d’évoluer dans un « environnement financier prévisible ». La bioagriculture pourra aussi en bénéficier. « Il a l’art de faire plaisir, pas trop, juste assez », s’est réjoui le président du l’UPA, Laurent Pellerin.

Source : PC

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil d’accréditation du Québec (CAQ)

http://www.caqbio.org/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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