Rapport du BAPE : réaction de la Fédération des producteurs de porcs

Longueuil (Québec), 30 octobre 2003 – « Ce rapport, nous l’attendionsimpatiemment depuis déjà plusieurs semaines. Nous allons maintenant prendre letemps nécessaire de bien l’analyser dans son intégralité et à sa justevaleur ». C’est ainsi qu’a réagi aujourd’hui le président de la Fédération desproducteurs de porcs du Québec, M. Claude Corbeil, suite au dépôt public durapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), faisantsuite aux consultations sur le développement durable de la production porcinequébécoise.

Une première lecture rapide de la conclusion du rapport, composé de constats, d’avis et de recommandations, permet d’identifier certaines convergences avec ce qui a été proposé, noir sur blanc, dans les mémoires émanant du monde agricole. Ces points de convergences touchent les troisaspects du développement durable, soit les volets environnemental, économiqueet social. Oui à la réduction de la pollution diffuse, oui à la viabilité desentreprises, oui à une meilleure cohabitation en milieu rural.

Le monde agricole a tenu à préciser que les recommandations du rapport duBAPE sont consultatives. « Nous savons qu’un comité interministériel étudieactuellement le dossier et est en train d’élaborer la position du Gouvernementface aux recommandations émises. Il est clair que nous nous attendons à êtreconsultés dans le cadre du processus en cours. Pour nous, cette étape estprimordiale afin de dégager une position viable pour tous », de préciser leprésident de la Fédération.

Au cours des prochaines semaines, l’ensemble de la structure syndicaledes producteurs et productrices de porcs sera informée et consultée, tant surle contenu du rapport comme tel que sur les orientations gouvernementales àvenir, et ce dans le but de dégager un consensus démocratique.

Depuis plusieurs années, les producteurs agricoles et porcins sont enamélioration continue sur plusieurs aspects de leur profession, pensonsnotamment à la qualité et à la salubrité accrues des produits et àl’implantation de pratiques de plus en plus respectueuses de l’environnement.« Leurs manches sont relevées, et souvent, dans des conditions difficiles »,d’expliquer M. Corbeil. De nombreux éléments contenus dans les mémoires dusecteur agricole, déposés au printemps dernier devant la Commission, sont déjàsur la table de travail.

« Ce que nous avons accompli jusqu’à maintenant, nous en avons assumé seulla majorité des efforts et des coûts. Pour assurer la viabilité desentreprises porcines, tout en atteignant les objectifs environnementaux etsociaux de la société, nous aurons indéniablement besoin de soutien etd’encouragement », de conclure le premier dirigeant de la Fédération desproducteurs de porcs du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)
http://www.bape.gouv.qc.ca/

Le Porc du Québec
http://www.leporcduquebec.qc.ca/

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