Relever le défi des semis taux à variables

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Trente producteurs québécois relèveront cette année un nouveau défi : faire varier les taux de semis de maïs et de soya, encadrés par des experts pour les volets mécanique, informatique et agronomique.

Lancé la semaine dernière lors d’un événement à Beloeil, le projet est une initiative de WinField, le semencier derrière la marque Croplan. L’objectif est d’augmenter les rendements économiques des champs en utilisant une gamme d’outils d’agriculture de précision.

Les agriculteurs participants proviennent principalement de la Montérégie. L’un d’entre eux est sur la Rive-Nord, l’autre dans le Centre-du-Québec. Ils possèdent déjà les équipements requis pour le semis à taux variable.

Enseignant à l’ITA de Saint-Hyacinthe, Louis-Yves Béland leur offrira un support mécanique pour préparer leurs équipements. Selon lui, le principal défi consiste à bien faire communiquer les différents équipements, qui ne sont souvent pas tous de la même marque (GPS, tracteur, semoir, moniteur de semis de précision).

C’est l’agronome Adam Lebel, de WinField, qui préparera les prescriptions de taux de semis. De trois à cinq zones par champs seront établies, en utilisant l’Outil R7. On combinera l’information des données de rendement des années antérieures, des cartes de sols et l’imagerie satellite.

Des bandes témoins seront ensemencées dans chaque champ, afin de mesurer les différences de rendement.

Pendant la saison, les producteurs seront suivis par leur représentant de l’Agrocentre où ils se seront procuré la semence.

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Simplicité

Présent au lancement, le spécialiste en technologie agricole chez WinField, Bradley Mason, a rapporté qu’en Iowa, sur 44 essais de semis à taux variables, les résultats avaient été positifs dans 91 % des cas. « L’important pour réussir est de garder ça simple au début », a-t-il déclaré.

Dans le maïs, les taux de semis seront augmentés en fonction du potentiel de rendement des zones. Dans le soya, ce sera l’inverse : les portions de champ les plus productives recevront moins de semence. On pourrait ainsi réduire de 10 à 15 % le coût des semences.

Le Bulletin des agriculteurs suivra ce projet tout au long de la saison. Revenez nous lire!

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