Sérieux retards aux États-Unis

Le temps humide et frais provoque de sérieux retards dans les semis aux États-Unis. Dans plusieurs états, la fenêtre idéale pour semer son maïs est passée, sans toutefois qu’il y ait lieu de paniquer.

En Indiana, le producteur de maïs et de soya Larry Winger est aux prises avec des flaques d’eau dans ses champs. « Historiquement, nous aimons que le travail soit terminé pour le 1er mai. La recherche démontre que la fenêtre idéale est la dernière semaine d’avril », a-t-il confié à l’agence Reuters.

Si au Québec il est plutôt exceptionnel de semer du maïs en avril, aux États-Unis, le quart du maïs est généralement semé avant le 24 avril.

Le rapport du 24 avril du USDA sur l’avancement des cultures révèle un important retard sur les ensemencements, lorsque comparés avec ceux de 2010. Dans 18 états producteurs de maïs, seulement 9 % du maïs était semé, comparativement à 46 % à pareille date l’an dernier. Sur une moyenne de 5 ans, 23 % du maïs est semé au 24 avril.

Les statistiques révèlent aussi un très grand écart entre le sud et le nord. Le sud et le sud-ouest font plutôt face à une sécheresse. Au Texas, 66 % du maïs était semé en date du 24 avril.

En Indiana et en Iowa, seulement 2 % et 3 % respectivement du maïs avait été semé au 24 avril, contre 50 % et 61 % à pareille date l’an dernier. Au Michigan, en Ohio et en Pennsylvanie, seulement 1 % du maïs avait été semé au 24 avril.

Depuis le dévoilement de ces statistiques, le temps ne s’est guère amélioré. Tout au long de la semaine, les précipitations ont empêché les champs de sécher. Plusieurs producteurs se questionnent maintenant sur la pertinence de semer plus de soya, en remplacement du maïs qui serait semé trop tard pour obtenir les meilleurs rendements.

De part et d’autre, les agronomes rappellent que la situation n’est pas dramatique. Le maïs semé dans la première moitié de mai aurait encore le temps d’atteindre son plein rendement. De plus, les producteurs sont de mieux en mieux équipés pour semer, de sorte qu’avec le beau temps, de grandes superficies peuvent être ensemencées en peu de temps.

Le temps frais et humide que connaît le Midwest serait attribuable à La Niña, un refroidissement de la surface de l’est de l’océan Pacifique. En altérant la composition en humidité des grands mouvements de masses d’air, La Niña provoque une sécheresse sur le sud des États-Unis et du temps frais et humide à travers le Midwest.

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