Sondage CROP-Equiterre : l’alimentation biologique prend place dans l’assiette des Québécois

Montréal (Québec), 21 août 2003 – Les Québécoises et Québécois connaissent aujourd’hui mieux l’agriculture biologique et une plus grande proportion consomment des produits biologiques par rapport à 2001. C’est ceque révèlent les résultats du récent sondage CROP-Equiterre sur l’agricultureet l’alimentation biologique. En effet, en 2003, 64% des répondants avaientété en mesure de fournir une définition générale de l’agriculture biologique,contre 48 % en novembre 2001. De plus, la proportion des répondants quiavaient déjà acheté des produits biologiques à augmenté, passant de 50% à 60%.Ces résultats confirment l’efficacité de la campagne Moi, je mange bio!d’Equiterre, qui clôture aujourd’hui après deux ans d’activités.

L’appui du public pour un soutien de l’Etat à une agriculture biologiqueest demeuré élevé. En effet, en 2003 comme en 2001, la réponse est un « oui »décisif : respectivement 80% et 81% des répondants étaient d’accord avecl’idée que le gouvernement du Québec donne un soutien financier pour aider lesfermes à cesser d’utiliser des engrais et des pesticides chimiques.

En ce qui concerne la certification biologique, essentielle pours’assurer que les fermes et entreprises suivent les règles de production bio,l’appui du public envers un financement de l’Etat s’est accru. En 2003, 69%des répondants étaient d’accord pour que la certification des produitsbiologiques soit faite par un organisme indépendant et soit financée parl’Etat, contre 64% en 2001.

Pour un soutien accru du bio local
Alors que la demande pour les aliments biologiques augmente, seulement700 fermes sont certifiées biologiques au Québec et 70% des produits bioconsommés chez nous proviennent de l’extérieur. « Equiterre propose d’augmenterle nombre de fermes biologiques à 3000 et de faire passer la proportion deproduits biologiques produits ici et consommés localement de 30 à 60% pour2006 », explique M. Frédéric Paré, coordonnateur du programme Agricultureécologique chez Equiterre. « Il faut faire de l’agriculture biologique dirigéevers les marchés domestiques une véritable priorité pour le développementagricole québécois. Elle contribue a mieux rémunérer les agriculteurs, àprotéger l’environnement et à favoriser la production d’aliments d’une grandequalité et diversité », explique-il.

« Alors que le bio fait sa place dans l’assiette des Québécoises etQuébécois, l’agriculture biologique locale doit devenir le fer de lance dunécessaire virage agro-environnemental », affirme M. Sidney Ribaux,coordonnateur général d’Equiterre. L’agriculture biologique repose sur laprotection des ressources naturelles et sur le respect du rythme de croissancenaturel des plantes et des animaux. Les agriculteurs et agricultricesbiologiques n’utilisent ni OGM, ni engrais, pesticides et additifs chimiquesde synthèse.

Pour en savoir davantage sur l’agriculture et l’alimentation biologique,Equiterre met à votre disposition plusieurs outils, disponibles en versionpapier et via Internet au www.equiterre.qc.ca . Viande, céréales, fruits etlégumes, impacts sur la santé et l’environnement, mondialisation, ces thèmessont expliqués à travers des affiches informatives et capsules, produits dansle cadre de la campagne. Pour permettre de passer à l’action, Equiterre aégalement réalisé le Bottin d’Equiterre 2003, un répertoire de plus de 500lieux de vente de produits biologiques locaux, équitables et de servicesécologiques à travers le Québec.

La campagne d’éducation publique Moi, je mange bio! entreprise à l’été2001 visait, d’une part, à augmenter le niveau d’information du grand publicsur l’agriculture biologique et, d’autre part, à susciter et faciliter deschoix alimentaires écologiques et locaux et à soutenir le développement del’agriculture biologique au Québec. Rendue possible grâce à la contribution duFond d’action québécois pour le développement durable et de son partenairefinancier le gouvernement du Québec, cette campagne a suscité plus de 200parutions médiatiques et environ 120 interventions publiques.

La campagne Moi, je mange bio! a permis à Equiterre de poursuivre laconcrétisation de sa mission puisqu’elle a contribué à bâtir un mouvementcitoyen par la promotion de choix individuels et collectifs à la foisécologiques et socialement équitables.

Les résultats complets du sondage CROP-Equiterre sont disponibles sur lesite Internet d’Equiterre.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

Commentaires