Sondage sur le branchement à Internet en milieu rural

Québec (Québec), 10 septembre 2009 – Le Groupe de travail sur les collectivités rurales branchées vient de dévoiler les résultats d’un vaste sondage sur le branchement à Internet des Québécois qui demeurent à l’extérieur des grands centres urbains de 86 MRC rurales ou mixtes et de quatre territoires équivalents à des MRC.

Cette enquête, une première, révèle qu’à l’extérieur des grands centresurbains des MRC et des territoires équivalents examinés, le service Internet àhaute vitesse ou Internet à vitesse intermédiaire paraît accessible à 2,4millions de résidents sur une possibilité de 3,3 millions, soit troisrésidents sur quatre (73 %). Parmi les 15 régions administratives considérées,c’est en Outaouais, en Estrie, en Mauricie et en Gaspésie que l’offre deservices Internet à haute vitesse ou Internet à vitesse intermédiaire paraîtla moins élevée.

Le sondage réalisé par le Groupe de travail avec le soutien du CEFRIO etde Léger Marketing montre par ailleurs que 49 % des résidents descollectivités rurales québécoises, soit 1,6 million de personnes, sontactuellement branchés à Internet à haute vitesse ou à Internet à vitesseintermédiaire à leur domicile. De manière plus détaillée, 36 MRC outerritoires équivalents sur 90 affichent un taux de branchement inférieur à lamoyenne de 49 %, 39 se situent dans la moyenne et 15 sont plus branchés que lamoyenne.

«Je suis convaincue, note Monique Charbonneau, présidente du Groupe detravail, que les données détaillées que nous mettons aujourd’hui à ladisposition des décideurs des communautés rurales les aideront à concevoir desolides plans régionaux de développement intégré qui tiennent adéquatementcompte de la variable ‘Internet à haute vitesse’. Notre enquête aidera aussices leaders à planifier des projets de branchement à Internet à haute vitessequi répondent adéquatement aux besoins de l’ensemble de leur population, et àprésenter des demandes de soutien financier gagnantes aux gouvernements».

Rappelons que le programme ‘Communautés rurales branchées’ du ministèredes Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire vise àsoutenir le branchement des territoires ruraux du Québec à Internet à hautevitesse. Le programme ‘Large bande Canada : Un milieu rural branché’d’Industrie Canada vise le même objectif dans différentes provinces, dont leQuébec (d’autres données sur la disponibilité d’Internet à haute vitesse dansles communautés rurales du Québec sont d’ailleurs disponibles sur le site dece ministère fédéral).

Tant le sommaire de l’enquête du Groupe de travail, intitulé Donnéesrelatives au branchement des territoires ruraux du Québec à Internet à hautevitesse, par région administrative et par MRC, à l’exclusion des grandscentres urbains, que le rapport complet, intitulé Sondage sur le branchement àInternet à haute vitesse des municipalités régionales de comté (MRC) et desterritoires équivalents du Québec, à l’exclusion des grands centres urbains,peuvent être consultés dans la section «Réalisations» du site Web du Groupe detravail, à l’adresse www.ruralitebranchee.org.

Plus de 18 500 adultes répartis entre 58 MRC rurales, 28 MRC mixtes etquatre territoires équivalents hors MRC ont été interrogés par téléphone dansle cadre de l’enquête du Groupe de travail. Ce sondage a été mené du 18 aoûtau 17 septembre 2008 et du 16 janvier au 29 janvier 2009, à l’extérieur desrégions métropolitaines de Québec, Montréal, Sherbrooke, Longueuil, Laval etGatineau. Au moins 200 adultes ont été interrogés par MRC ou territoireéquivalent. La marge d’erreur globale de ce sondage est de +/- 0,72 %, 19 foissur 20. La marge d’erreur dans le cas des résultats par MRC ou territoireéquivalent est de +/- 6,9 %, 19 fois sur 20.

Créé en 2008 par le ministère des Affaires municipales, des Régions et del’Occupation du territoire, le Groupe de travail sur les collectivités ruralesbranchées a pour mandat :

  • de tracer un portrait de l’étendue des services Internet à haute vitesse et de téléphonie cellulaire de l’ensemble du territoire rural et des modèles d’appropriation et d’utilisation;
  • d’explorer les meilleurs moyens pour que l’ensemble des territoires ruraux soit couvert par le service Internet à haute vitesse;
  • de proposer au gouvernement du Québec des moyens pour mettre en valeur avec la participation des communautés locales les infrastructures de télécommunication privées et publiques.

Le Groupe de travail sur les collectivités rurales branchées réunit desmembres qui proviennent de tous les horizons de la société québécoise,connaissent bien les régions du Québec et possèdent la capacité de prendre encompte les intérêts de leurs résidents, organismes et entreprises. Ses membressont : Monique Charbonneau, présidente du Groupe; Françoise Bertrand,présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, organismeporteur du budget du Groupe; Claire Bolduc, présidente, Solidarité rurale duQuébec; Andrée Daigle, conseillère aux politiques, Union des municipalités duQuébec; Agnès Dupriez, conseillère en recherche et politiques, Fédérationquébécoise des municipalités; Robert Pleau, conseiller en analyse et endéveloppement, Fédération des commissions scolaires du Québec; Guy Trépanier,directeur général, Société de développement du Témiscamingue, et représentantde l’Association des centres locaux de développement du Québec; MichelRosciszewski, directeur, ministère des Services gouvernementaux; Jean-MichelSalvador, conseiller scientifique, ministère des Services gouvernementaux;Hélène Simard, présidente-directrice générale, Conseil québécois de lacoopération et de la mutualité; et Jacques Thibault, coordonnateur duprogramme Villages branchés du Québec, ministère de l’Education, du Loisir etdu Sport. Georges Savard, conseiller en développement rural, ministère desAffaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, agit commesecrétaire du Groupe.

Commentaires