Terres du Québec ou d’ailleurs

Dans les actualités économiques cette semaine, on apprenait que la Caisse de dépôt et placement du Québec avait investi 250 M$ dans des terres agricoles aux États-Unis, au Brésil et en Australie.

Le gouvernement du Québec a récemment commandé une étude pour évaluer l’impact des acquisitions des terres agricoles du Québec par des non-résidents. Il souhaitait mesurer l’ampleur du phénomène, mais aussi ses impacts.

L’annonce des investissements de la Caisse de dépôt et placement du Québec en matières de terres agricoles en a donc surpris plus d’un. Le débuté du Parti québécois et critique en matière d’agriculture, André Simard, a qualifié la situation d’incohérente.

Il y a quelques semaines, on apprenait que le Banque Nationale possédait près de 5000 hectares au Lac-Saint-Jean. La nouvelle avait soulevé un tollé et l’institution financière a par la suite annoncé qu’elle cesserait ce genre de spéculation.

Nouvel élément dans cette saga : une société en commandite inciterait aussi les investisseurs à choisir les terres québécoises parce que les récoltes y sont «assurées par les gouvernements». Le député André Simard a dénoncé le fait que des programmes d’aide destinés aux agriculteurs profitent ainsi à des spéculateurs.

André Simard à l’Assemblée nationale

Ailleurs, le phénomène d’accaparement des terres par des actifs étrangers s’intensifie. Des pays arabes et la Chine auraient notamment fait l’acquisition de nombreuses terres en Afrique. Ils espèrent ainsi mieux se protéger contre une éventuelle inflation du prix des aliments ou augmentant leur production et diminuant d’autant leur dépendance aux importations.

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