Test de résistance au glyphosate

Dans la lutte contre l’apparition et la propagation de mauvaises herbes résistantes au glyphosate, il y a une lueur d’espoir : l’arrivée prochaine d’un test pratique qui permettrait de savoir en moins de 24 heures si une mauvaise herbe est bel et bien résistante.

Développé par Monsanto, le test utilise une teinture qui change de couleur. Il est en voie d’être perfectionné pour être utilisé par les agriculteurs, avec l’appui du chercheur Dale Shaner, associé à l’Agricultural Research Service, le bras de recherche du Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA).

Ce test permettrait de détecter une résistance plus rapidement. Souvent, la résistance au glyphosate est soupçonnée pendant un an ou plus. L’analyse d’un échantillon de tissu envoyé en laboratoire peut prendre plusieurs semaines.

La détection rapide permettrait au producteur d’utiliser immédiatement un autre herbicide pour enrayer la population résistante au glyphosate avant qu’elle ne se répande, ou simplement de procéder à l’arrachage des mauvaises herbes dont la résistance, est confirmée.

Le test évalue la quantité d’un composé appelé « shikimate ». Ce dernier joue un rôle important dans la production des acides aminés dont l’action est anéantie par le glyphosate. Les plantes vulnérables au glyphosate ont des niveaux élevés de shikimate, ce qui n’est pas les cas chez celles devenues résistantes au glyphosate.

Dale Shaner fait pousser des plantes résistantes et non résistantes dans une serre, puis les arrose de glyphosate. Il évalue ensuite les niveaux de shikimate. Son travail permettra de déterminer la façon la plus efficace de prélever des tissus végétaux pour le test de résistance au glyphosate que feront les producteurs à la ferme.

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