Travaux de la commission sur l’avenir de l’agriculture : Une démarche bien enclenchée

Longueuil (Québec), 21 septembre 2006 – La démarche et l’échéancier de travail proposés ce matin par les membres de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois sont de bon augure. Cet exercice consultatif mené par l’État, qui interpellera tous les maillons de la chaîne, des agriculteurs jusqu’aux consommateurs, arrive à point nommé alors que notre agriculture se trouve à la croisée des chemins. Et nous sommes confiants que la rigueur nécessaire à la réussite d’un tel projet sera au rendez-vous ».

C’est en ces termes que s’exprimait M. Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), à la suite du lancement des travaux de la Commission.

De nombreux sujets seront abordés au cours de cette consultation, certains faisant presque consensus, d’autres présentant des points de vue divergents. « Il s’avère impératif que le processus favorise les échanges respectueux, ouverts et constructifs, en tenant compte du contexte global tant régional, provincial et canadien qu’international. De ce que nous percevons jusqu’à maintenant, la démarche semble bien enclenchée et, si elle est bien menée jusqu’à la fin, elle aura certainement un effet bénéfique sur tout le secteur », de déclarer le président de l’UPA.

Rappelons que le secteur agricole traverse une période assez houleuse. Les agriculteurs doivent désormais composer avec la pression des marchés extérieurs fortement subventionnés, les politiques monétaires qui ne sont pas toujours avantageuses et la fluctuation des taux de change, une chute draconienne des revenus, des problèmes de relève et de main-d’oeuvre agricole, de nouvelles exigences en matière de qualité, de traçabilité et d’environnement, des attentes de la part des consommateurs qui évoluent, une demande accrue pour les produits biologiques et de créneaux, autant d’éléments qui créent une pression soutenue sur les producteurs et productrices agricoles.

Pendant ce temps, jamais les Québécois ne se sont autant intéressés à ce qu’ils mangent et à la façon dont sont produits les aliments. Le moment est donc tout désigné pour partager les préoccupations des uns, les attentes des autres, et trouver des pistes de solution : d’une part, pour que l’agriculture et la foresterie privée puissent jouer un rôle de premier plan dans le développement socio-économique des régions et de la ruralité québécoise; d’autre part, pour définir le moyens que nous sommes prêts à mettre de l’avant, comme société, pour y parvenir.

Les sujets doivent être mis sur la table, discutés, soupesés et abordés tant d’un point de vue économique et environnemental que social. « Il ne peut y avoir d’agriculture viable et durable au Québec que si l’on tient compte de ces trois volets. Nous souhaitons qu’à l’issue d’une réflexion rigoureuse, neutre et éclairée, nous parviendrons à établir les véritables orientations qui seront assignées à notre agriculture et à notre agroalimentaire de demain et conviendrons des outils nécessaires pour atteindre les objectifs que nous nous serons fixés collectivement », de conclure le président de l’UPA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

Commentaires