Étude : Cartographie de la diversité socioéconomique du Canada rural

Ottawa (Ontario), 19 mars 2004 – Le concept de diversité dans les régions rurales du Canada est bien établi, mais la difficulté consiste à comprendre la nature de cette diversité et sa répartition.

La nouvelle étude Cartographie de la diversité socioéconomique du Canada rural évalue le degré de diversité dans l’ensemble du Canada rural et urbain du point de vue d’un certain nombre d’indicateurs démographiques, sociaux et économiques.

Tour à tour, l’étude groupe ces indicateurs en six «dimensions», lesquelles servent à tracer le profil et à faire la cartographie des 288 divisions de recensement au Canada (les divisions de recensement équivalent approximativement aux comtés).

Deux dimensions seules représentent 45 % de la variation des caractéristiques socioéconomiques dans l’ensemble des divisions de recensement du Canada urbain et rural.

La première dimension illustre bien une vaste gamme de caractéristiques de la population active et de l’économie, comme le taux d’activité, le taux de chômage et le revenu moyen. La deuxième, qui porte sur les caractéristiques de l’éloignement et de l’agriruralité, met en relief les divisions de recensement où les coûts de logement sont les moins élevés, où il y a le plus d’enfants, et où le salaire et la scolarité sont les plus faibles.

La diversité du Canada rural est plus manifeste du point de vue des caractéristiques économiques.

La carte des divisions de recensement fondée sur les caractéristiques de la population active et de l’économie illustre un clivage prononcé entre les faibles résultats économiques dans le nord et dans l’est du Canada, et les résultats économiques élevés dans le sud et dans l’ouest.

Les divisions de recensement ayant des résultats élevés ont déclaré un taux d’activité de 73 %. Environ 60 % des familles comptaient au moins deux membres dans la population active et le revenu découlant des transferts sociaux n’équivalait qu’à 11 % du revenu total.

À l’autre extrémité de l’échelle, les divisions de recensement qui se classent le moins bien avaient un taux d’activité de 54 %. Seulement 34 % des familles comptaient au moins deux membres dans la population active et le revenu découlant des transferts sociaux représentait 28 % du revenu total.

Les quatre autres dimensions portent sur des caractéristiques comme le vieillissement, la fabrication complexe par opposition à la production primaire, la fabrication traditionnelle par opposition à l’emploi dans la fonction publique, et la dynamique démographique, comme le coût plus élevé du logement.

Par exemple, les divisions de recensement dont la population est vieillissante se distinguent de celles dont la population active est plus jeune en ce qui a trait à la dimension des caractéristiques démographiques et de la population active.

La cartographie du pays selon ces six dimensions permet aux analystes d’approfondir une question cruciale, à savoir s’il est possible de mettre en place des stratégies et des politiques de développement pour chaque type de région, et dans quelle mesure.

La performance socioéconomique des localités fait de plus en plus l’objet d’un examen attentif d’un point de vue national. Les régions ont des caractéristiques différentes qui façonnent leur voie éventuelle de développement, et les décideurs doivent tenir compte de cette diversité.

L’étude intitulée «Cartographie de la diversité socioéconomique du Canada rural» (21-006-XIF, gratuite) est maintenant offerte dans la série Bulletin d’analyse – Régions rurales et petites villes du Canada. À partir de la page Nos produits et services du site de Statistiques Canada, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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