Étude : la gestion des fumiers

Ottawa (Ontario), 28 juin 2004 – Les éleveurs canadiens de bétail disposent de nombreuses options pour gérer les fumiers produits dans leurs fermes. Toutefois, trouver le meilleur moyen d’épandre les fumiers avec le minimum d’impact sur l’environnement s’avère compliqué, selon une nouvelle étude.

L’étude est fondée sur l’Enquête sur la gestion agroenvironnementale de 2001, qui contient des données essentielles sur, entre autres, l’épandage saisonnier des fumiers sur les terres agricoles, la façon et le moment où les fumiers sont incorporés dans le sol, le traitement des fumiers entreposés et le contrôle des odeurs.

L’étude révèle que l’adoption de saines pratiques de gestion des fumiers dans les fermes canadiennes élevant du bétail varie selon le type d’animal élevé et la taille du troupeau.

Environ 44 % du fumier des bovins de boucherie a été épandu sur les terres à l’automne. Par contre, plus de 40 % des fumiers des bovins laitiers et des porcs ont été épandus au printemps.

Près de la moitié (47 %) du fumier produit en 2001 a été laissé à la surface du sol ou incorporé dans le sol plus d’une semaine après avoir été épandu, alors que 18 % du fumier a été injecté ou incorporé dans le sol le jour même où il a été épandu.

Environ 53 % du fumier de bovins de boucherie a été laissé à la surface ou incorporé dans le sol après plus d’une semaine, comparativement à seulement 28 % du fumier de porcs. Par ailleurs, 13 % du fumier de bovins de boucherie a été injecté ou incorporé dans le sol le jour même où il a été épandu, par rapport à presque 39 % du fumier de porcs.

En général, seulement 4 % des fermes canadiennes élevant du bétail ont eu recours aux additifs alimentaires ou aux stratégies d’alimentation pour réduire la teneur en éléments fertilisants des fumiers. Toutefois, la proportion de fermes utilisant ces techniques s’élevait à 40 % chez les plus grandes fermes porcines.

Seulement 8 % du fumier a été produit dans des fermes dotées de plans officiels de gestion des fumiers prescrits par la réglementation gouvernementale et 13 %, dans des fermes dont le plan fait partie d’un plan de gestion des éléments fertilisants. Par ailleurs, environ 5 % du fumier était produit dans des fermes où les exploitants agricoles ont conçu de tels plans en raison de leurs préoccupations liées à l’environnement. Les fermes ayant de gros troupeaux étaient plus susceptibles d’avoir un plan officiel.

Environ un quart des fermes utilisaient une méthode pour le contrôle des odeurs se dégageant des bâtiments d’élevage. Une plus grande proportion de bâtiments adaptés au contrôle des odeurs se trouvait dans les fermes porcines.

L’article Gestion des fumiers au Canada (21-021-MIF2004001, gratuit), vol. 1, no 2, est le deuxième de la série Gestion environnementale des fermes au Canada, qui est accessible gratuitement dans notre site Web. À la page Nos produits et services, sous Parcourir les publications Internet, choisissez Gratuites, puis Agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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