Étude : La production de raisins et du vin au Canada en 2005

Ottawa (Ontario), 16 octobre 2006 – Les vins canadiens sont devenus de plus en plus populaires au cours de la dernière décennie, en bonne partie grâce à une transformation amorcée à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Au cours de cette période, les viticulteurs ont commencé à fabriquer leurs vins à partir de raisins à vin de qualité (vinifera et variétés hybrides françaises) plutôt que de raisins rustiques (Labrusca).

Pendant que les producteurs de raisins se convertissaient aux raisins à vin de qualité, l’industrie vinicole canadienne, bien que relativement modeste, se développait à une vitesse remarquable, selon l’article «De la vigne à la coupe : la production de raisins et du vin au Canada» publié aujourd’hui en ligne dans la série Analyse en bref.

En fait, le taux de croissance de cette industrie s’est classé 11e dans un regroupement de 215 industries de 1997 à 2005. Durant cette même période, en raison d’un taux annuel moyen de croissance de 7,1 % de son produit intérieur brut réel, les vineries ont affiché une progression de plus du double de celle de l’ensemble de l’économie canadienne, qui a atteint 3,0 %.

Cependant, cette industrie est relativement petite, représentant seulement 0,03 % de l’ensemble du produit intérieur brut en 2005. On y a employé près de 2 500 personnes en 2004, représentant seulement 0,14 % de tous les emplois du secteur de la fabrication.

Dans la présente étude, on examine la transformation qui s’est opérée dans les industries canadiennes du raisin et du vin ainsi que l’évolution des ventes de vin au Canada entre 1993 et 2005.

C’est le goût des Canadiens pour leurs vins qui a stimulé la croissance des ventes des vineries canadiennes. En effet, presque toute l’augmentation des ventes de cette industrie peut être associée aux ventes intérieures.

De 1992-1993 à 2004-2005, on observe une progression des ventes totales de vins canadiens (incluant les cidres, les mousseux et les coolers) de 557,4 millions de dollars. De cette somme, 517,2 millions de dollars ou 93 % proviennent des ventes au détail sur le marché canadien.

Les exportations se sont aussi accrues, mais les niveaux sont demeurés relativement bas comparativement aux ventes intérieures. Les principaux marchés d’exportation des vins canadiens sont les États-Unis et Taiwan.

La valeur totale des ventes de vin au Canada s’est chiffrée à plus de 4,2 milliards de dollars durant l’exercice financier ayant pris fin le 31 mars 2005. Les consommateurs ont acheté un volume record de vin, soit 360 millions de litres, dont 40 % étaient des marques canadiennes et 60 % des importations.

Les Canadiens demeurent de très grands amateurs de bière, mais le vin s’impose de plus en plus.

Pour la première fois, la valeur des ventes de vins a dépassé celle des spiritueux au Canada. Pendant l’exercice financier ayant pris fin le 31 mars 2005, les vins ont représenté 25,2 % des ventes de boissons alcoolisées comparativement à 24,3 % pour les spiritueux, ce qui a placé les vins au deuxième rang pour la première fois. La bière représentait 50,4 % des ventes.

À raison de 18,2 litres en moyenne par adulte en 2005, les résidents du Québec ont acheté plus de vin que quiconque, suivis par les consommateurs de la Colombie-Britannique qui s’en sont procuré en moyenne 16,2 litres.

Mais c’est en Nouvelle-Écosse qu’on observe la plus grande augmentation, l’achat de vin ayant doublé au cours de cette période, passant de 6,4 litres par adulte en 1993 à un sommet de 13,6 litres en 2005.

L’article analytique «De la vigne à la coupe : la production de raisins et du vin au Canada» (11-621-MIF2006049, gratuit) est maintenant offert en ligne dans la série Analyse en bref à partir du module Publications de notre site Web.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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