Un deuxième cas de “vache folle” annoncé aux Etats-Unis

Washington (États-Unis), 11 juin 2005 – Un nouveau cas de « vache folle » a été officiellement annoncé aux Etats-Unis, mais d’autres tests y sont prévus, ainsi qu’en Grande-Bretagne, pour corroborer ce diagnostic. Si ce cas était bien confirmé par les analyses complémentaires, il s’agirait du deuxième depuis 2003 aux Etats-Unis.

Le ministère américain de l’agriculture (USDA) a révélé dans un communiqué vendredi soir que des tests pratiqués sur l’animal avaient permis de déterminer qu’il était atteint de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).

Ce résultat a été constaté à l’issue d’une troisième série de tests, après que de précédentes analyses, d’un type différent, se furent révélés négatives, est-il souligné dans le document.

« En raison des résultats contradictoires (…), un prélèvement sur l’animal sera envoyé au laboratoire de référence pour l’ESB de Weybridge en Angleterre », a expliqué le Dr John Clifford, du ministère américain de l’agriculture.

La Grande-Bretagne avait été à l’épicentre du véritable séisme qu’avait constitué la mise au jour des premiers cas de « vache folle », à la fin des années 1990.

« L’USDA procèdera également à d’autres tests, qui prendront plusieurs jours », a ajouté le responsable.

Le journal Washington Post a, pour sa part, indiqué que le bovin était mort en novembre au Texas (sud), tout en écrivant que les sources officielles américaines interrogées n’avaient pas fourni l’âge de l’animal, ni précisé s’il avait été importé.

Un premier cas de « vache folle », un bovin provenant du Canada (où trois cas d’ESB ont été officiellement enregistrés depuis 2003), avait été découvert en 2003 aux Etats-Unis, dans l’Etat de Washington (nord-ouest).

Le Japon, qui était à cette époque le principal débouché des exportations américaines de boeuf avait alors réagi, en décembre de la même année, en interdisant les importations américaines dans ce domaine.

Récemment, les Etats-Unis, affirmant que leur viande de boeuf était désormais parfaitement sûre, avaient une nouvelle fois pressé les Japonais de lever cet embargo, selon des sources japonaises.

A propos du nouveau cas annoncé vendredi, le ministère a fait savoir que l’animal avait été interdit à la consommation, écartant ainsi toute possibilité que sa viande ne soit entrée dans de quelconques aliments destinés à la consommation humaine. La carcasse de l’animal a été incinérée.

L’USDA a, en outre, annoncé que plus de 375.000 animaux avaient été soumis à des tests en vue de détecter une éventuelle contamination par l’ESB, depuis juin 2004.

Trois animaux, dont les analyses, avaient été jugées « peu concluantes », ont été soumis dernièrement à un test immunitaire histo-chimique (IHC) qui s’est révélé négatif, a noté l’USDA.

A la suite d’une demande de l’inspecteur général de l’agriculture, un troisième test, reconnu internationalement, a été instrumenté. « Sur les échantillons des trois animaux, deux étaient négatifs, mais le troisième était positif », a encore indiqué le ministère.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

United States Department of Agriculture (USDA)
http://www.usda.gov/

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