Un nombre sans cesse croissant d’agriculteurs adoptent le travail réduit du sol

Regina (Saskatchewan), 20 décembre 2001 – Une nouvelle étude montre que les producteurs agricoles de l’Ouest du Canada ont su tirer profit des systèmes de travail réduit du sol, épargnant ainsi sur les frais de carburant, d’exploitation et de main-d’oeuvre.

Selon le Centre for Studies in Agricultural Law and the Environment (CSALE), les systèmes de travail réduit du sol ont connu une hausse vertigineuse dans l’Ouest du Canada depuis 1990. Une grande partie de cette progression est attribuable à la disponibilité de systèmes adaptés au semis direct, aux changements de régie des jachères et aux cycles de rotation allongée. Entre 1990 et 1998, les superficies cultivées au moyen de systèmes de travail réduit du sol sont passées de 1,5 million d’hectares à 6,3 millions d’hectares, soit une hausse de 325 pour cent en tout juste huit ans.

Une étude menée récemment par la firme Ipsos-Reid montre que la tendance à semer dans un sol peu travaillé est en progression constante au Canada. Dans ce sondage, les producteurs canadiens ont indiqué qu’ils utilisaient un système de travail réduit du sol sur 39 pour cent des superficies cultivées en 2001.

L’étude CSALE a démontré que les producteurs réalisent des économies de carburant considérables avec chaque hectare converti au travail réduit du sol. En éliminant un passage de travail du sol, le producteur peut épargner 5,2 litres de diesel (ou 2,58 $) à l’hectare. En éliminant trois passages de travail du sol, l’économie atteint 7,45 $ à l’hectare. Sur une ferme de 1490 hectares, ce changement de pratique permettrait d’épargner 11 100 $ annuellement.

Les producteurs peuvent aussi épargner chaque année 2083 $ en frais d’exploitation lorsque les heures d’utilisation du tracteur principal passent de 400 à 200 heures. Ils peuvent également épargner 940 $ en réduisant dans les mêmes proportions les heures d’utilisation du tracteur secondaire.

D’après les résultats de l’étude CSALE, les producteurs peuvent aussi réduire leurs coûts de main-d’oeuvre de 3,70 $ à 8,90 $ à l’hectare, selon le système de travail réduit adopté.

Cette réduction du travail du sol offre plusieurs autres avantages aux producteurs de l’Ouest canadien, dont celui de contribuer à une agriculture durable – un aspect qui a des répercussions positives à l’échelle locale, mais aussi mondiale.

Le travail réduit aide le sol à mieux retenir les éléments nutritifs contenus dans le sol de même que l’eau, ce qui constitue un avantage incontournable lors de conditions de sécheresse comme celles qu’ont connues la plupart des producteurs canadiens l’été dernier. Le fait de réduire le déplacement de l’eau dans le sol contribue en outre à protéger les réserves d’eau en s’assurant que les éléments nutritifs fournis pour fertiliser les cultures font précisément cela, sans pénétrer dans les nappes d’eau.

Le travail réduit du sol profite aussi à l’environnement en retenant le gaz carbonique et en limitant sa libération dans l’atmosphère, réduisant ainsi au minimum ses effets sur le réchauffement global de la planète. Les producteurs profitent en outre d’un outil supplémentaire de lutte contre l’érosion par le vent, un problème qui touche certaines des meilleures terres arables au monde.

Finalement, parce qu’il réduit les coûts de production, le travail réduit du sol contribue à fournir un approvisionnement alimentaire à prix abordable.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ipsos Reid

http://www.Angusreid.com/

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