Paris (France), 18 mai 2001 – L’ancien ministre de l’Agriculture d’Alain Juppé, Philippe Vasseur, a estimé vendredi sur RTL que « les errements » de la Commission européenne dans la gestion de la crise de la vache folle, méritaient « d’être dénoncées bien davantage » que les politiques des différents gouvernements français.
« Très surpris » par les conclusions de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur les farines animales, Philippe Vasseur a expliqué que « la gestion qui a été celle du gouvernement auquel j’ai appartenu, a été une gestion consistant à suivre scrupuleusement les avis scientifiques même lorsqu’ils coûtaient cher ou allaient à l’encontre des intérêts économiques ». Le gouvernement Juppé avait décidé dès 1996 de la suppression des « matériaux à risque » sur les carcasses de vaches.
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L’ancien ministre a également remarqué qu« ‘une autre chose était singulièrement absente: la France dans cette affaire, avant mon passage au gouvernement et après (…), a été très en avance sur les autres pays européens dans la gestion de la vache folle ». « La France a pris cette décision et nous avons essayé de les imposer à l’Europe pour avoir un espace sécurisé », a-t-il souligné, mais elle « n’a pas suivi ».
« Ce sont les failles européennes qui sont les plus importantes, ce sont les errements de la Commission, peut-être du Conseil, peut-être des services de la Commission, qui méritent d’être dénoncées bien davantage » que les politiques des différents gouvernements français, a affirmé Philippe Vasseur.
Enfin il « trouve que, dans la gestion de la vache folle et dans les précautions sanitaires qui sont prises, Jean Glavany -et son gouvernement- fait bien son travail ».
Source : AP