Viande de boeuf : un label de garantie japonais en 2003

Tokyo (Japon), 4 juillet 2002 – Le ministre japonais de l’Agriculture Tsutomu Takebe a estimé que la crise de la vache folle était sous contrôle, grâce à la mise en place d’un système de surveillance complètement nouveau et il a annoncé le lancement en 2003 d’un label de garantie « Nippon » pour l’alimentation.

M. Takebe a indiqué devant le club des correspondants étrangers, qu’il « n’y a pas à s’inquiéter de quoi que ce soit concernant les vaches anciennes » qui ne seraient pas amenées à l’abattoir, selon certains spécialistes, pour éviter la découverte de nouveaux cas de vache folle.

Depuis l’annonce d’un premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), le Japon est devenu le premier pays d’Asie contaminé par la maladie et trois autres cas ont été trouvés sur des vaches laitières, généralement âgées d’environ cinq ans.

Le ministre a aussi affirmé que ses services menaient des tests au hasard dans le cheptel bovin, sans attendre qu’une vache commence à présenter les symptômes de l’ESB ou qu’elle soit menée à l’abattoir pour être transformée en viande. Cette surveillance s’ajoute à des tests systématiques inaugurés le 18 octobre pour toute la viande de boeuf avant sa mise sur le marché.

M. Takebe a été vivement critiqué pour sa gestion de la crise et deux motions de censure ont été déposées contre lui au parlement mais il s’est accroché à son poste et a conservé la confiance du Premier ministre Junichiro Koizumi.

M. Takebe a détaillé jeudi le système de dédommagements établi pour les éleveurs. « Si une vache souffre d’ESB, il faut tuer ou surveiller tout le troupeau où elle a vécu et nous accordons 500 000 yens de compensations par tête de bétail (abattue) auxquels s’ajoutent 100 000 yens par tête si le fermier veut relancer l’élevage. Il y a aussi d’autres dédommagements et cela veut dire qu’on arrive généralement à un million de yens par animal abattu », a-t-il précisé.

La crise de la vache folle qui s’est doublé d’un scandale sur l’étiquetage par certains producteurs qui présentaient le boeuf étranger comme du boeuf produit au Japon afin d’obtenir des subventions, a servi de leçon au ministère en matière de sûreté alimentaire, à entendre M. Takebe.

Il a souligné l’importance de la « traçabilité » des aliments permettant aux consommateurs de savoir « où et quand un aliment a été produit ». Un label de qualité garanti officiellement appelé « Brand Nippon » sera lancé en 2004.

Source : AFP

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