Viande de porc : premiers tests négatifs sur l’hormone interdite

Paris (France), 24 juillet 2002 – Les premières analyses pratiquées en France sur 200 porcs provenant d’une exploitation néerlandaise et susceptibles d’être contaminés par l’hormone de croissance (MPA) se sont révélées négatives, a indiqué la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

D’autres analyses sont en cours dans l’Hexagone sur du porc, de la viande de porc, des aliments pour animaux en provenance de Belgique et des Pays-Bas, touchés par une contamination due à cette hormone interdite dans l’Union et frauduleusement utilisée par un industriel.

Les enquêteurs sont sur la piste de 1267 porcs importés début juillet d’une exploitation néerlandaise à risque. Ils ont pour le moment localisé des produits et de la viande issus des carcasses dans les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône et du Tarn.

Mais la DGAL ne fournit aucune indication sur les quantités retrouvées ou les tonnages recherchés.

Environ cinq tonnes de viande de porcs charcutiers en provenance de Belgique, livrées dans les départements de l’Ain et de l’Ille-et-Vilaine puis localisées dans la Sarthe et le Rhône, ont été consignées ainsi que les produits qui en sont issus. Des analyses sont en cours.

Les services vétérinaires du ministère de l’Agriculture sont toujours à la recherche d’une partie des 234 tonnes d’aliments pour animaux susceptibles d’être contaminées et importées en juin de Belgique et des Pays-Bas.

La DGAL ne fournit aucune indication quant au tonnage retrouvé, ni à la quantité recherchée. Elle indique seulement que 44 élevages ont été identifiés dans 15 départements. Des analyses sont en cours sur les aliments retrouvés.

Onze pays de l’Union sont impliqués dans cette contamination, dont la France.

Paris a déclenché la semaine dernière l’alerte sanitaire en raison de la commercialisation d’animaux ou de produits susceptibles d’être contaminés.

La contamination aurait pour origine une société irlandaise qui récupérait les eaux résiduelles sucrées d’un fabricant de médicaments. Cette société les revendait ensuite frauduleusement à un fabricant belge de sirop de glucose. Ce sucre, qui contenait des hormones MPA, était par la suite incorporé dans des aliments pour animaux.

Source : Reuters

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