Quel avenir pour l’industrie bovine ?

L’Institut canadien des politiques agro-alimentaires (ICPA) s’inquiète de l’avenir de l’industrie du bœuf au pays. Dans une nouvelle étude, l’ICPA s’inquiète de «l’absence d’une stratégie globale de développement» de l’industrie. En effet, malgré une situation géographique profitable et malgré la qualité et la capacité de production au pays, aucune mesure de redressement n’est prévue afin de pallier à la baisse de production actuellement observée.

« L’industrie  canadienne du bœuf accuse du retard et les occasions s’effritent à cause d’un manque de collaboration, » a déclaré par voie de communiqué le président et chef de la direction de cet institut, David McInnes. « On réalise de plus en plus que nous ne pouvons optimiser les marchés intérieur, américain et étrangers au rythme où nous exportons le bœuf et les bovins aux USA », a-t-il ajouté.

Dans son étude, l’ICPA invite l’industrie à se doter d’une stratégie complète et solide, basée sur l’implication active de tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement du bœuf. Se voulant rassurante, l’ICPA estime que les acteurs de l’industrie ont la capacité de se concerter pour traverser cette difficile transition.

Faits intéressants :

  • À l’heure actuelle, 85% du commerce canadien du bœuf et du bovin transite par les États-Unis.
  • L’industrie canadienne du bœuf génère $6 milliards en ventes à la ferme (2011), soit quelque 15% de la valeur de la production agricole.
  • Le Canada fournit quelque 75% du bœuf dans son propre marché.  Ce chiffre est moindre que les 87% de 2005 à cause de la hausse des importations provenant des USA.

Se définissant comme « un forum de politiques indépendant et impartial», l’ICPA a été crée en 2004 par le gouvernement fédéral à titre de société sans but lucratif.

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