Maîtriser l’art du semis direct

Par Paul Caplette

Sur la ferme, on fonctionne en mode hybride au niveau des méthodes culturales. Environ 70% de nos surfaces sont en semis directs, la balance en travail réduit.

On entend souvent les producteurs dire qu’ils changent de méthode culturale. C’est ce qu’on a fait depuis plus de 25 ans. Avec l’expérience, je dirais plutôt qu’on a changé notre façon d’observer, de planifier nos rotations et d’intervenir aux champs. Le changement doit se faire entre nos deux oreilles. C’est plus facile par la suite d’être confiant et d’attendre les conditions propices pour un excellent semis.

Le plus difficile restera toujours le moment idéal du semis. La fin de semaine dernière, on a testé nos nerfs. Terrain solide gris en surface, bonne floculation du sol. On observe, ici et là, un rang ou le sillon semble lissé après le passage du semoir. On gratte à quatre pattes. Le nez collé au sol, on gratte, on se consulte. Il fait beau et autour de nous plusieurs sont aux champs. Autrefois, j’aurais semé. Ensuite, j’aurais dit « on a fini nos semis »!

Aujourd’hui, non. On fait un petit 10 ha, question de comparer les résultats plus tard. On retourne à la maison faire autre chose. Même avec l’expérience c’est encore une décision difficile. On se sent un peu coupable, comme si on manquait un rendez vous important, mais au fond de nous on sait qu’on prend la bonne décision.

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