La rusticité hivernale est un facteur déterminant pour la survie du blé d’automne. Les améliorateurs travaillent sur cette caractéristique pour le développement de nouveaux cultivars. Mais à l’Université de Guelph, Alireza Navabi, améliorateur pour le blé et professeur associé, travaille aussi sur deux autres caractéristiques jouant un rôle dans la tolérance au froid : la réponse à la vernalisation et la réponse à la photopériode.
La vernalisation est un traitement au froid que certaines plantes, comme le blé d’automne, doivent obligatoirement subir pour réaliser les changements physiologiques nécessaires à leur floraison. La floraison et la maturité du blé sont contrôlées par des interactions entre les gènes responsables de la vernalisation et de la sensibilité à la photopériode. Ces interactions influencent la rapidité à laquelle chaque génotype transite vers le stade reproductif et leur capacité d’adaptation à certains environnements. Certains cultivars de blé sont sensibles à la photopériode tandis que d’autres ne le sont pas. Les chercheurs croient que des variétés insensibles à la photopériode sont plus adaptées aux conditions nordiques. De plus, les chercheurs ont découvert qu’un gène de résistance au gel est associé au gène de vernalisation. Les chercheurs de l’Université de Guelph collaborent avec le ministère de l’Agriculture de l’Ontario et Agriculture et Agroalimentaire Canada pour la suite de ce projet.
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