Commencez la saison du bon pied

Jusqu’à 50 pour cent du rendement d’une culture découle de la qualité de son implantation.

Nous en sommes à cette période de l’année où l’on procède aux commandes de semences. Données de rendement en main, on a pris soin d’évaluer soigneusement la performance des différents hybrides et variétés cultivés en 2020. Ce faisant, plusieurs ont dû repenser aux conditions qui ont prévalu lors des semis du printemps dernier. Des conditions tout sauf ordinaires. Comme l’année d’avant, d’ailleurs. «Dans les deux dernières années, rappelle l’agronome Nicolas St-Pierre, on a eu à vivre avec des extrêmes, c’est-à-dire un printemps froid et humide et un printemps très chaud et très sec.» M. St-Pierre enseigne au Collège d’Alma.

Ces extrêmes ont mis en évidence l’importance d’adapter la préparation du lit de semence aux conditions climatiques. «Dans les deux cas, pour une même préparation, les résultats ont été complètement différents, souligne M. St-Pierre, qui a fait du travail du sol un de ses dossiers de prédilection.

«Il y en a qui peuvent croire que le lit de semence est un sujet banal, mais loin de là!, lance-t-il. L’implantation constitue un élément clé pour l’obtention d’un bon rendement. Dans certains cas, on estime que la qualité de l’implantation est responsable jusqu’à 50% du rendement.»

La préparation du lit de semence s’est imposée comme sujet aux Conférences que Le Bulletin des agriculteurs tiendra en janvier prochain, et c’est à M. St-Pierre que nous avons demandé de l’aborder.

Qu’il s’adresse à un groupe de jeunes étudiants ou à des producteurs chevronnés, celui-ci a l’habitude de dire que pour résoudre une problématique, il faut d’abord revenir aux bases. C’est pourquoi, avant d’exposer les méthodes de préparation d’un lit de semence, il entend commencer par rappeler ce qu’est un lit de semence en termes agronomiques. Il décrira les différentes couches qui le composent en précisant leurs caractéristiques physiques. Il s’interrogera ensuite sur ce qui est attendu d’un lit de semence au plan de la circulation de l’eau et de l’air.

On sait le défi que représente l’obtention d’une levée rapide et uniforme. «Il n’existe, insiste M. St-Pierre, aucune méthode culturale, aucun outil, aucune stratégie ni aucun réglage qui soit passe-partout. Il n’y a pas de méthode magique qui va permettre de réaliser année après année un bon lit de semence. Chaque parcelle doit être considérée en fonction de ses caractéristiques structurales, son historique, son potentiel physico-chimique et surtout, les conditions climatiques du moment.»

L’agronome passera en revue les éléments devant être pris en compte lors de la préparation du lit de semence. La liste est longue, allant de la vérification de la teneur en humidité du sol au nivellement latéral et longitudinal de l’équipement de préparation en passant par l’ajustement de la profondeur de travail et la pression des pneus.

Ces trente minutes de présentation constitueront une occasion en or pour commencer la saison du bon pied. Soyez-y!

Le programme complet des Conférences est disponible ici.

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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