Au champ, des détails qui n’en sont pas

Chevauchement et retournement causent des pertes de temps qu’on peut minimiser au champ

« Votre argent se perd dans les détails; revenez à la base! » C’est le titre que Louis-Yves Béland a donné à la conférence qu’il a présentée dans le cadre du Rendez-vous végétal, le 6 février dernier. Une conférence où il s’est attardé sur certains détails pouvant avoir un impact important sur l’efficacité du travail au champ.

L’un de ceux-ci est le chevauchement. L’enseignant de l’ITA de Saint-Hyacinthe souligne qu’en conduite manuelle, le chevauchement représente entre 2% et 8% de la surface travaillée. C’est pourquoi il encourage fortement les producteurs à utiliser un système de guidage par GPS. Cette technologie permet d’abaisser le chevauchement entre 1% et 3%.

Pour illustrer son point, le spécialiste a pris pour exemple un producteur qui herse deux fois une superficie de 1000 acres en conduite manuelle. « Il se trouve en fait à herser de 40 à 160 acres pour rien, déplore-t-il. Quelle perte de temps et de carburant! Herser 160 acres avec un cultivateur de 35 pieds, cela représente une journée d’ouvrage. Et c’est sans compter les pertes liées à l’usure des équipements, à leur dépréciation, etc. », a-t-il ajouté.

Toujours à propos d’efficacité du travail, le conférencier recommande de porter également attention au temps perdu dans les bouts de champ. « Il y a des producteurs qui ont l’œil, d’autres moins », constate-t-il, indiquant que la perte de temps dans les bouts de champ peut représenter entre 3% et 30% du temps total de travail, selon la forme du champ. Pour minimiser ces pertes de temps, M. Béland recommande d’optimiser le patron de retournement ou bien d’utiliser les fonctions automatisées.

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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