Du foin dans mon foin

Bannière Jean-Fraçois Bouchard*Encore cette année, on voit de nombreuses adventices envahir nos champs de foin. Et au fur et à mesure du vieillissement de la prairie la situation semble empirer. Que se passe-t-il donc qui rende nos prairies si accueillantes pour les mourons, rumex , pissenlit, datura  et autres végétaux de ce style?

  1. En premier lieu, une densité de peuplement trop faible. Qu’elle soit le résultat de conditions climatiques, de l’état du sol ou autre raison, il est primordial de réagir rapidement par un sursemis approprié. La nature détestant le vide, elle aura tôt fait de le combler avec des indésirables.
  2. La deuxième réponse possible, des taux de semis insuffisants lors de l’établissement  qui font en sorte d’occuper l’espace par une bonne densité de fourragères. Il ne faut pas oublier que les semences ne comprennent pas le même nombre de graines par kilogramme. L’émergence est donc loin d’atteindre le taux de germination garanti (contrairement au maïs). Nos conditions de terrain n’égalant pas celles des serres d’Agriculture Canada, il faut ajuster les taux de semis aux conditions réelles de son champ.
  3. Des contrôles inadéquats des mauvaises herbes des bords de route et de champs peuvent aussi occasionner des problèmes. Véritables pépinières de mauvaises graines qu’on néglige souvent, ces bordures constituent une belle source d’infestation.
  4. Une fertilisation insuffisante pour assurer la compétitivité et l’implantation vigoureuse de nos prairies est une autre piste de solution. Vos prairies ont faim, et pas seulement d’azote. Consultez votre conseiller en fertilisation.
  5. Enfin, un contrôle des mauvaises herbes insuffisant lors de l’année de culture précédente. Le contrôle des mauvaises herbes d’une prairie se prépare une à deux années de culture avant son semis. Nos options d’arrosage sont limitées et pas toujours efficaces à 100%.Il est primordial de s’en préoccuper car si certaines mauvaises herbes ne font que diminuer le rendement, d’autres par contre sont nocives voire toxiques pour le bétail. Le contrôle de ces adventices est alors tout indiqué.

*Texte de Jean-François Bouchard, agronome pour Pickseed, en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères.

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