Effets du seigle sur le rendement de maïs

Plusieurs spécialistes attribuent cette diminution au phénomène allélopathique. L’allélopathie se définit comme la capacité des plantes à sécréter des composés chimiques inhibant la croissance des plantes adjacentes. Même si le seigle réussit à produire des composés allélopathiques, il est peu probable que ce soit la principale cause de la contre-performance du maïs, explique Bob Hartzler, du département d’agronomie de l’Université de l’État de l’Iowa, dans un récent article.

Dans la plupart des situations, une bonne profondeur de semis ainsi qu’un grain de semence de qualité minimisent les impacts du phénomène. Il est plutôt difficile de déterminer la cause exacte des effets négatifs du seigle sur la culture du maïs, mais certains facteurs aggravants peuvent fournir des pistes. La grande quantité de biomasses produite par le seigle altère le microenvironnement du sol. Cette biomasse peut ralentir le réchauffement et l’assèchement du sol, ce qui rend la terre moins propice à de bonnes conditions de semis. La décomposition de cette biomasse utilise de l’azote du sol, privant ainsi la culture principale de cet élément majeur. Le seigle peut également servir de pont.

Les pathogènes présents sur les résidus peuvent coloniser le maïs fraîchement semé. Afin de limiter les dégâts potentiels, il est recommandé de détruire le seigle 10 à 14 jours avant le semis. Les effets négatifs semblent se limiter au maïs. Le soya tolère mieux la quantité importante de résidus laissés par le seigle. Ainsi, il n’est pas nécessaire de détruire l’engrais vert avant le semis de soya. Cette importante biomasse peut même être bénéfique pour le contrôle de certaines maladies, comme la pourriture sclérotique (moisissure blanche).

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